Les dirigeants de la Cedeao se réunissent à Abuja pour discuter des enjeux sécuritaires et politiques. À l’ordre du jour, figure le départ annoncé des juntes militaires de l’organisation.

Départ de trois pays membres

Les régimes militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger confirment leur départ de la Cedeao. Ils accusent l’organisation d’être instrumentalisée par la France et affirment leur décision irréversible. Ces trois pays, réunis dans l’Alliance des États du Sahel (AES), quitteront officiellement en janvier 2025.

Impacts économiques et sécuritaires majeurs

Le départ des trois pays soulève des préoccupations sur la libre circulation et la lutte contre le jihadisme. Dans cette région instable, les groupes armés gagnent du terrain, rendant la coopération essentielle.

Efforts de médiation en cours

Le président de la Cedeao, Omar Touray, soutient les efforts pour maintenir les trois pays dans l’organisation. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, désigné médiateur, rapporte des avancées dans les négociations. Il insiste sur l’importance de préserver les liens, surtout face aux défis sécuritaires.

Rôle des autres médiateurs et initiatives bilatérales

Le président togolais Faure Gnassingbé joue aussi un rôle de médiateur entre la Cedeao et l’AES. En août, les chefs d’état-major nigérian et nigérien ont discuté de coopération sécuritaire. Ils envisagent une force commune pour sécuriser leurs frontières.

La Guinée dans une situation ambiguë

Depuis le coup d’État de 2021, la Guinée est dirigée par le général Mamady Doumbouya. Sous pression de la Cedeao, la Guinée avait promis des élections d’ici fin 2024, mais cet engagement reste non tenu.

Une Cedeao face à des défis multiples

La rupture avec l’AES et les tensions internes menacent la stabilité et l’efficacité de l’organisation. Les efforts diplomatiques et sécuritaires en cours détermineront l’avenir de la coopération régionale.

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