Dans le secteur de l’éducation, même si les enseignants décisionnaires vont voir leur statut aligné à celui des fonctionnaires, leurs camarades du supérieur notamment ceux du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur , ont décrété les 13 et 14 janvier dernier une grève afin d’exiger l’application du décret modifiant le Décret n° 2020-1788 du 23 septembre 2020 portant création d’une allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités, examiné et adopté lors du Conseil des Ministres du 28 février 2024. Selon Malick Diop, secrétaire national du mouvement ‘’Dolel Transport’’, « la situation du secteur est intenable ». C’est aussi au cours de ce premier mois de l’an 2025 que le panier de la ménagère s’est alourdi à la suite d’une hausse des prix de certaines denrées sur le marché, notamment le sucre et l’huile.

Impact de cet effervescence du climat social sur l’économie sénégalaise

« Les grèves successives réduisent effectivement les transactions de l’activité économique, qui sont génératrices de revenus, ce qui impacte directement sur les recettes de l’État. » En effet, pour faire face à ces crises, l’État du Sénégal devrait répondre aux attentes urgentes que sont notamment la baisse du coût de la vie et le chômage. C’est en ce sens que Souleymane Keïta estime que l’État du Sénégal doit s’appuyer sur ce secteur pour créer de l’emploi afin de « s’attaquer à l’épineuse question du chômage » qui d’ailleurs est une « forte attente ». Ceci, demande « une intelligence économique de la part de l’État pour aller puiser dans ce secteur-là des sources de revenus importants» explique M. Keïta.

En attendant la réponse de l’État du Sénégal face à ces différentes tensions sociales, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye n’a pas manqué de rappeler lors de la cérémonie solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux à la Cour suprême, jeudi 16 janvier, que le droit de grève « s’effectue dans le respect des droits collectifs, notamment dans des secteurs cruciaux tels que la santé, l’éducation et la sécurité publique ».

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