Une entreprise de location de voitures de luxe aurait bénéficié d’importants fonds publics à la veille de l’alternance politique, selon un référé de la Cour des comptes transmis au ministère de la Justice.

Lansar Auto, société spécialisée dans la location de véhicules haut de gamme, est citée dans un dossier explosif concernant l’utilisation présumée abusive de fonds publics. Selon le journal L’Observateur, l’entreprise aurait perçu, dans les jours suivant l’élection présidentielle de mars 2024, la somme de 16,57 milliards de francs CFA, à travers l’émission de Certificats Nominatifs d’Obligation (CNO). Des transactions effectuées dans des conditions qualifiées d’opaques par la Cour des comptes.

Le référé adressé au ministre de la Justice évoque des irrégularités majeures, notamment l’absence de clarté sur les motifs de ces décaissements, l’identité exacte des bénéficiaires et la légitimité des signataires des contrats en question. Des responsables, potentiellement non habilités à engager l’État, sont mis en cause.

La Cour ne s’arrête pas là : elle mentionne des infractions graves telles que faux et usage de faux, escroquerie, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. Face à la gravité des faits présumés, elle recommande l’ouverture d’une information judiciaire.

Ce dossier, qui éclabousse les derniers instants de l’ancien régime, pourrait déclencher une nouvelle tempête politico-judiciaire dans un contexte déjà marqué par une exigence croissante de transparence dans la gestion des ressources publiques.

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