La capitale libyenne est à feu et à sang depuis le déclenchement d’affrontements meurtriers entre deux factions armées liées au gouvernement d’unité nationale. La Turquie, alliée de Tripoli, réclame un cessez-le-feu immédiat.

Depuis le lundi 12 mai, Tripoli est le théâtre de violents combats entre deux groupes armés rivaux, tous deux affiliés au gouvernement d’Abdelhamid Dbeibah. À l’origine des tensions : la mort de Ghaniwa, un chef influent de milice, qui a déclenché une flambée de violence dans plusieurs quartiers de la capitale. Le bilan provisoire fait état de six morts.

Alors que les tirs se poursuivent sans relâche, la population civile vit dans la terreur. Les habitants se terrent chez eux, barricadés, loin des fenêtres, souvent réfugiés dans des caves. Les vivres se raréfient, les déplacements sont devenus impossibles, et les services de secours sont paralysés.

Face à cette escalade de la violence, la Turquie, soutien politique et militaire du gouvernement de Tripoli, a appelé ce mercredi 14 mai à un cessez-le-feu immédiat, soulignant l’urgence de protéger les civils et de restaurer la stabilité.

Mais sur le terrain, le chaos persiste. Et Tripoli, déjà meurtrie par des années de conflit, semble une nouvelle fois replongée dans l’incertitude et l’anarchie.

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