Les autorités maliennes détiennent trois militants du MPPM depuis mai et juin 2023.
La Sécurité d’État les a arrêtés après une conférence de presse dénonçant l’armée.
Les agents les ont détenus secrètement et soumis à de graves tortures.
Ils n’ont été inculpés qu’après plusieurs mois de détention illégale.
Les autorités les accusent de complot contre la sûreté de l’État.

Conditions de détention inhumaines

Les trois hommes vivent dans des conditions de détention extrêmement difficiles.
Ils subissent des brimades quotidiennes et manquent d’accès aux soins médicaux.
Les autorités restreignent l’apport de nourriture par leurs proches.
Leurs familles dénoncent des maltraitances physiques et psychologiques constantes.
Elles disent ne plus espérer justice, ni réponse des autorités de transition.

Des tortures aux conséquences durables

La Sécurité d’État les a soumis à des tortures sévères pendant plusieurs mois.
Ils ont subi flagellations, électrocutions et scarifications, selon des témoignages crédibles.
Ces sévices ont laissé des séquelles physiques et mentales profondes.
Malgré tout, la justice malienne refuse leur libération provisoire.
La Cour africaine et l’ONU ont pourtant exigé leur remise en liberté.

Des aveux contestés, un procès absen

En février 2025, la Cour d’appel a évoqué des aveux des accusés.
Les proches dénoncent un faux montage orchestré pour justifier la détention.
La justice les accuse de liens avec des opposants vivant à l’étranger.
Les chefs d’inculpation sont multiples et très lourds juridiquement.
Pourtant, aucun procès n’a été fixé à ce jour.

Une affaire symptomatique d’un climat de répression

Leur arrestation illustre la répression croissante contre les voix critiques au Mali.
Les militants du MPPM s’étaient publiquement opposés aux exactions militaires.
Depuis, l’État malien multiplie les mesures contre les opposants politiques.
Les ONG appellent à leur libération immédiate pour raisons humanitaires et juridiques.
Mais le silence des autorités persiste, malgré la pression internationale.

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