Une posture interventionniste qui interroge
Les frappes américaines contre l’Iran, ordonnées par Donald Trump, ont été saluées par les élus républicains. Toutefois, elles ont ravivé les divisions internes du mouvement « MAGA », dont une partie prône une ligne résolument anti-interventionniste.
Trump face à ses contradictions
Pendant la campagne de 2024, Trump avait promis une politique étrangère non-interventionniste. Or, ces récentes opérations militaires contrastent fortement avec son slogan « America First », qui rejetait les guerres de l’époque Bush et Obama.
Une base militante partagée
Malgré ces contradictions, une grande partie de sa base reste fidèle. À l’image de Jane Sisk, retraitée de Virginie, nombre de ses partisans pensent que Trump n’entraînera pas les États-Unis dans une guerre.
Des figures MAGA vent debout
Cependant, plusieurs figures influentes du mouvement dénoncent un revirement.
- Marjorie Taylor Greene parle de « troisième guerre mondiale » et accuse Trump de trahir ses promesses.
- Thomas Massie, élu conservateur, rappelle que les partisans sont « fatigués des guerres ».
- Steve Bannon, dans son podcast War Room, estime que Trump devra « s’expliquer ».
- Charlie Kirk évoque un possible « schisme majeur » au sein du camp MAGA.
Un soutien fragile, sous conditions
Certains, comme Charlie Kirk, ont nuancé leur critique après les frappes, saluant la « prudence » du président. Néanmoins, les analystes notent un affaiblissement du mantra « Croyez en Trump », désormais moins puissant face à l’escalade militaire.
Vers une érosion du soutien ?
Une riposte forte de l’Iran pourrait éroder le soutien populaire dont bénéficie Trump. Pour l’instant, selon un sondage J.L. Partners mené avant les frappes, 67 % des républicains MAGA estiment que « la guerre d’Israël est aussi celle de l’Amérique », contre 20 % qui veulent que les États-Unis restent en retrait.
Conclusion : Trump en équilibre instable
Alors que Trump tente de concilier posture de force et promesse de désengagement, il se heurte à une base idéologiquement divisée. Les prochains sondages diront s’il est parvenu à maintenir la confiance d’un électorat toujours sensible à la question des interventions militaires.
