Israël conteste vigoureusement le rapport de l’ONU, qui affirme qu’une famine sévit dans le gouvernorat de Gaza et devrait s’étendre à Deir Al-Balah et Khan Younès d’ici la fin septembre. En effet, les responsables israéliens déclarent qu’il n’existe pas de famine dans l’enclave palestinienne et dénoncent un rapport « fabriqué sur mesure » basé sur des données « fausses et partiales ».
Une réponse israélienne cinglante
Le Premier ministre Benyamin Netanyahu qualifie le rapport de « mensonge éhonté » et insiste : « Israël n’a pas de politique de famine, mais une politique de prévention de la famine. Les seuls affamés à Gaza sont les otages israéliens ». Par ailleurs, le bureau du Premier ministre souligne que le document ignore les efforts humanitaires d’Israël et les détournements d’aide par le Hamas, et affirme que ce rapport finira « dans les poubelles de l’Histoire ».
Relations tendues avec les agences onusiennes
Depuis le 7 octobre 2023, Israël entretient des relations particulièrement conflictuelles avec l’ONU, notamment avec l’UNRWA, l’agence pour les réfugiés palestiniens. En effet, Israël accuse cette organisation de prolonger le statut de réfugié palestinien et de complicité dans les attaques du 7 octobre, accusations que contestent les renseignements américains.
Absence de volonté politique dénoncée
Pour l’association Juristes pour le respect du droit international (Jurdi), le problème réside dans l’absence de mesures concrètes pour prévenir les crimes et la famine à Gaza. En outre, Ghislain Poissonnier, vice-président de l’association, déplore que la communauté internationale, y compris la France et les États européens, n’ait pas exercé de pression sur Israël. Selon lui, la situation se dégrade depuis 20 mois, transformant le risque de famine et de crimes de guerre en réalité.
Recours devant la Cour de justice de l’UE
Afin dénoncer ce qu’elle considère comme une complicité passive, Jurdi a déposé un recours contre la Commission européenne et le Conseil de l’UE, afin que des sanctions soient envisagées et que des enquêtes soient menées sur les crimes commis à Gaza.
