Lors d’une rencontre avec le Bureau politique de Pastef, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à apaiser les tensions internes. Il a insisté sur sa loyauté « indéfectible » envers Ousmane Sonko, défendu la nomination de Mimi Touré à la tête de la restructuration de la coalition « Diomaye Président » et assuré que plusieurs dossiers sensibles restent à l’étude.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité d’une réunion avec le Bureau politique de Pastef pour clarifier plusieurs sujets qui alimentent depuis quelques jours les débats au sein du parti comme sur la scène publique. Face à des responsables désireux d’obtenir des réponses sur les rumeurs de tensions et les choix politiques récents, le chef de l’État s’est voulu ferme, transparent et rassurant.
Sur sa relation avec le Premier ministre Ousmane Sonko, Diomaye Faye a coupé court aux spéculations. Il a réaffirmé une loyauté « totale et indéfectible » envers son compagnon de lutte, assurant que leur communication n’a jamais été rompue, contrairement à ce que plusieurs voix laissaient entendre. Selon lui, aucune divergence majeure ne remet en cause leur collaboration ou leur vision commune pour le pays.
Le président a également assumé pleinement son choix de confier à Aminata « Mimi » Touré la responsabilité de restructurer la coalition « Diomaye Président ». Un choix qui suscite des contestations internes, notamment chez certains militants de Pastef, mais que Diomaye défend comme une décision stratégique destinée à renforcer l’organisation politique autour du pouvoir. Il reconnaît néanmoins que les critiques sont légitimes et que le parti traverse une phase de réajustement.
S’agissant des dossiers sensibles liés à Mimi Touré elle-même et à Abdourahmane Diouf, souvent évoqués dans l’espace public, le chef de l’État indique que les vérifications sont toujours en cours. Il appelle à la patience et à la sérénité, rappelant la nécessité d’agir avec rigueur et justice, loin des procès d’intention.
Cette sortie de Diomaye Faye vise clairement à resserrer les rangs du parti au moment où les interrogations se multiplient. Le président tente ainsi d’éteindre les foyers de tension et de réaffirmer l’unité du duo exécutif, tout en assumant les décisions politiques qui s’imposent dans une période charnière pour la coalition au pouvoir.
