Les États-Unis ont soumis à l’Ukraine un plan de paix prévoyant des concessions territoriales à la Russie et une réduction massive de l’armée ukrainienne. Cette proposition américaine, alignée sur plusieurs exigences russes, provoque une forte inquiétude à Kiev.
Un plan de paix américain reprenant les demandes de la Russie
Washington a transmis un document de 28 points qui reprend des conditions clés imposées par Moscou depuis 2014.
Ce plan exige notamment :
la cession des territoires contrôlés par la Russie ;
l’abandon d’un tiers de la région de Donetsk, incluant une partie du Donbass ;
des négociations de cessez-le-feu basées sur la ligne de front actuelle.
Cette approche aligne les États-Unis sur les revendications russes, un élément central du débat diplomatique.
Réduction de l’armée ukrainienne et retrait de l’aide militaire américaine
La proposition américaine inclut aussi des mesures militaires drastiques :
la réduction de l’armée ukrainienne à 400 000 soldats ;
la reconnaissance de l’annexion de la Crimée et de quatre régions ukrainiennes revendiquées par Moscou ;
la fin progressive de l’aide militaire américaine, notamment les armes à longue portée.
Le plan interdit également le déploiement de troupes étrangères en Ukraine, excluant la coalition France–Royaume-Uni. Pour Kiev, ces conditions équivalent à une capitulation déguisée.
Exigences culturelles :
- langue russe et statut pour l’Église orthodoxe russe
- Le document impose aussi des concessions culturelles sensibles :
- la langue russe deviendrait langue officielle en Ukraine ;
- l’Église orthodoxe russe recevrait un statut légal reconnu.
Ces mesures sont perçues comme un retour de l’influence russe en Ukraine, un enjeu majeur du conflit.
Un plan Trump encore flou et sans garanties de Moscou
Selon une source ukrainienne, Kiev ignore si ce plan représente vraiment la position officielle de Donald Trump ou celle de ses conseillers. Aucune garantie russe n’accompagne ces concessions, ce qui renforce les doutes autour de l’initiative.
Le média américain Axios affirme que Washington et Moscou travaillent en secret sur un projet commun. Le Kremlin n’a pas commenté, et la Maison Blanche reste silencieuse.
Un conflit gelé malgré les efforts diplomatiques
La Russie occupe aujourd’hui près de 20 % du territoire ukrainien, incluant la Crimée et quatre régions annexées en 2022.
Malgré un rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine depuis début 2025, aucun progrès notable vers un cessez-le-feu n’a été obtenu. Trump a récemment sanctionné le secteur pétrolier russe, signe que les tensions persistent.
