Les avocats de Madiambal Diagne montent au créneau.
Dans un communiqué, ils dénoncent la décision du Sénégal de suspendre les extraditions vers la France. Ils y voient un « chantage diplomatique » lié à la procédure visant leur client.

Une pression jugée inacceptable

Selon la défense, cette décision intervient alors que les juridictions françaises examinent une demande d’extradition visant Madiambal Diagne.
Les avocats estiment que l’État sénégalais cherche à exercer une pression directe sur les autorités françaises.

Des informations jugées insuffisantes par la justice française

Ils rappellent que la chambre de l’instruction de Versailles a demandé des éléments complémentaires.
La juridiction souhaite notamment des précisions sur la période exacte et le lieu des faits reprochés.
Pour la défense, cette exigence révèle l’incapacité du Sénégal à fournir des éléments juridiquement solides.

Des poursuites qualifiées de politiques

Les avocats affirment que cette situation traduit le caractère politique des poursuites engagées contre leur client.
Ils estiment que l’État sénégalais redoute un rejet de la demande d’extradition par la justice française.
Selon eux, l’escalade diplomatique viserait à masquer la fragilité du dossier.

Un bras de fer diplomatique assumé

La défense dénonce une volonté claire d’installer un rapport de force diplomatique.
Elle considère que cette stratégie confirme le caractère artificiel des accusations portées contre Madiambal Diagne.

Le gouvernement sénégalais invoque la réciprocité

Pour rappel, la ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall, s’est exprimée jeudi devant l’Assemblée nationale.
Elle a annoncé que le Sénégal appliquera désormais le principe de réciprocité en matière d’extradition.
Cette déclaration marque un durcissement officiel de la position de Dakar dans ce dossier sensible.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *