En République démocratique du Congo, Uvira est tombée dans un contexte tendu.
Lors de cette chute, plusieurs unités ont cédé.
Soixante-six militaires ont quitté leurs positions.
Cinquante-cinq policiers ont également pris la fuite.
Pendant ce temps, d’autres éléments tentaient de se regrouper.
Ils cherchaient à rejoindre l’axe Fizi-Baraka.
Ils agissaient alors sous un commandement encore actif.
Des arrestations loin du front
La majorité des fuyards a été rapidement interpellée.
Les forces les ont arrêtés à leur arrivée à Kalemie.
Cette ville se situe à plus de 360 kilomètres d’Uvira.
Cependant, certains prévenus restent introuvables.
Les recherches se poursuivent pour les localiser.
Des audiences foraines sous tension
Les audiences se tiennent au camp Marin de Kalemie.
Il s’agit de procès organisés directement sur le terrain.
Vendredi, les autorités ont identifié seulement une partie des prévenus.
Un peu plus de la moitié a pu être formellement reconnue.
Cette situation complique la procédure judiciaire.
Un message disciplinaire assumé
Le procureur militaire a rappelé l’objectif du procès.
Il insiste sur sa portée disciplinaire et dissuasive.
Selon lui, ce jugement concerne toutes les forces engagées.
Il veut renforcer l’exemplarité au sein des troupes.
Le respect de la chaîne de commandement
Le procureur rappelle une règle fondamentale.
Les forces doivent respecter la chaîne de commandement.
Cette obligation demeure, même en situation critique.
Elle garantit la cohésion et l’efficacité opérationnelle.
Un abandon jugé injustifiable
Selon l’accusation, les prévenus ont agi sans ordre.
Ils ont abandonné leurs positions sans instruction formelle.
Pourtant, la situation exigeait discipline et solidarité.
La pression exercée par l’AFC-M23 renforçait cette exigence.
Ainsi, l’accusation retient une faute grave et collective.

