Le député Mouramani Kaba Diakité, numéro 3 de Pastef, accuse le président de l’Assemblée nationale de gestion opaque.
Il dénonce un cabinet pléthorique, des dépenses jugées excessives et un marché de véhicules controversé.
Des accusations relayées par le quotidien L’AS.

Une sortie virulente contre la présidence de l’Assemblée

Mouramani Kaba Diakité s’exprime sur un panel WhatsApp.
Le quotidien L’AS relaie ses propos.
Le député vise directement El Malick Ndiaye.
Il estime que sa gestion viole les principes de « Jub, Jubal, Jubanti ».

Selon lui, le président de l’Assemblée agit comme un « chef d’État en stage ».
Il l’accuse de privilégier ses intérêts personnels et ceux de son clan.

Un cabinet jugé pléthorique et des soupçons d’emplois fictifs

Le parlementaire pointe la taille du cabinet présidentiel.
Il évoque 67 agents recrutés sous la législature actuelle.
La précédente équipe en comptait 47.

Plus grave, il parle d’emplois fictifs.
Des agents basés à Linguère percevraient des salaires.
Ils ne se rendraient jamais à l’Assemblée nationale.

Des dépenses dénoncées comme excessives

Mouramani Kaba Diakité dénonce l’usage des ressources publiques.
Il évoque une dotation mensuelle de 5 000 litres de carburant.
Il cite aussi le recrutement d’un cuisinier personnel.
Ce dernier serait rémunéré à hauteur d’un million de francs CFA par mois.

Le député juge ces pratiques incompatibles avec les promesses de rupture.
Il parle d’une gouvernance contraire à l’exigence de sobriété.

Accusations de favoritisme politique

L’élu de Pastef évoque un traitement inéquitable.
Il accuse la présidence de favoriser d’anciens députés de Benno Bokk Yakaar.
Selon lui, leurs dettes auraient été apurées.
Les députés de Pastef n’auraient pas bénéficié du même traitement.

Un marché de véhicules jugé opaque

Le député s’attaque aussi au dossier des véhicules de fonction.
Il parle d’un processus « très flou ».
Depuis plusieurs mois, les indemnités des députés sont prélevées.
Pourtant, les véhicules ne sont toujours pas livrés.

Il affirme qu’aucun vote parlementaire n’a validé ce marché public.
Cette situation alimente, selon lui, un grave déficit de transparence.

Des propositions pour réformer l’Assemblée

Pour corriger ces dérives, Mouramani Kaba Diakité avance deux mesures.
Il réclame un audit complet de la gestion d’El Malick Ndiaye.
Il propose aussi une réforme du règlement intérieur.

Son objectif : limiter le mandat du président de l’Assemblée.
Il suggère un mandat d’un an renouvelable.
Cette réforme viserait à renforcer le contrôle parlementaire.

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