Madiambal Diagne se montre catégorique : selon lui, une séparation entre le chef de l’État et son Premier ministre est inévitable et ira bien au-delà d’un simple remaniement gouvernemental. D’après le journaliste, la rupture sera avant tout politique. « La volonté de Bassirou Diomaye Faye de transformer son mouvement en parti politique, c’est une option irréversible », a-t-il affirmé sur la web TV Public Sn, dans des propos repris par Le Quotidien, journal du groupe Avenir Communication qu’il a fondé au début des années 2000.
Poursuivant son analyse, Madiambal Diagne estime qu’une fois la séparation actée, le président de la République procédera à la dissolution de l’Assemblée nationale. Cette décision viserait, selon lui, à empêcher qu’Ousmane Sonko, pressenti comme futur point de chute institutionnel, ne prenne la tête de la deuxième institution du pays avec une majorité parlementaire confortable. « Ce sera pour éviter d’avoir un opposant à la tête de la seconde institution du pays, avec une majorité aussi large », avance-t-il.
Le journaliste s’exprimait depuis la France, où il se trouve actuellement. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par le Pool judiciaire financier (PJF), qui le poursuit pour association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux en bande organisée, utilisation de facilités liées à l’exercice d’une activité professionnelle, ainsi que pour complicité de ces infractions.
Madiambal Diagne rejette l’ensemble de ces accusations, qu’il considère comme infondées, et soutient qu’il s’agit d’un dossier à caractère politique.
