Alors que l’opposante Maria Corina Machado est attendue ce jeudi 15 janvier à Washington pour une rencontre avec Donald Trump, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, affirme vouloir tourner une page politique. À l’issue d’un échange téléphonique avec le président américain, elle a annoncé la poursuite des libérations de prisonniers politiques, évoquant plus de 400 remises en liberté.
Un dialogue inédit avec les États-Unis
Delcy Rodríguez a révélé avoir eu, le 14 janvier, une conversation téléphonique « longue et productive » avec le président américain Donald Trump. Un échange qu’elle présente comme un signal fort d’un possible rapprochement diplomatique entre Caracas et Washington, dans un contexte régional et politique toujours marqué par de fortes tensions.
406 prisonniers politiques libérés, selon les autorités
La présidente par intérim a confirmé que les libérations de prisonniers politiques, annoncées la semaine précédente par le président de l’Assemblée nationale, se poursuivraient. Elle affirme que 406 détenus ont déjà été remis en liberté, même si ces libérations s’effectuent progressivement.
Pour Delcy Rodríguez, au-delà du rythme, « c’est le message qui compte ».
Un discours d’ouverture politique
Dans une déclaration officielle, la dirigeante a affirmé que le Venezuela entrait dans « une nouvelle ère politique », marquée par le dialogue malgré les divergences idéologiques.
« Il y a désormais de l’espace pour nous comprendre, dans le respect mutuel et dans le respect des droits humains », a-t-elle assuré.
Vives critiques contre les ONG
Delcy Rodríguez a toutefois vivement mis en cause les organisations non gouvernementales de défense des droits humains, qui avancent un chiffre bien inférieur, évoquant à peine plus de 70 prisonniers politiques libérés. Les autorités n’ont, à ce stade, communiqué aucune liste nominative, alimentant les doutes et les contestations.
Les défenseurs des droits humains restent vigilants
Malgré ces annonces, les associations de défense des libertés fondamentales demeurent mobilisées. Elles dénoncent la poursuite des arrestations arbitraires dans le pays. L’état d’urgence en vigueur continue de restreindre sévèrement les libertés de réunion, de circulation et d’expression, déjà largement mises à mal au Venezuela.
