L’économiste Serigne Moussa Dia partage la position du Premier ministre Ousmane Sonko. Il s’oppose à toute restructuration de la dette publique, estimée à 132 % du PIB.

Des efforts économiques à préserver

Dans un entretien accordé à RFI, l’enseignant à l’université de Bambey met en avant les efforts récents du Sénégal. Il cite l’élargissement des recettes fiscales et la compression des dépenses publiques. Il évoque aussi une discipline budgétaire plus rigoureuse.

Selon lui, le FMI devrait reconnaître ces efforts. Une restructuration de la dette risquerait, à ses yeux, de les décrédibiliser. Elle pourrait aussi exclure le Sénégal des marchés financiers.

Une solution théorique, mais risquée

Serigne Moussa Dia reconnaît que la restructuration peut sembler pertinente sur le plan théorique. Elle permettrait de rembourser plus lentement et à moindre coût. Toutefois, il s’interroge sur ses contreparties réelles.

La crainte d’une perte de souveraineté

L’économiste redoute une reprise en main du FMI sur l’économie nationale. Il estime que le gouvernement perdrait une partie de sa souveraineté. Il devrait accepter des conditionnalités strictes imposées par l’institution.

Un risque social majeur

Serigne Moussa Dia alerte sur d’éventuelles mesures impopulaires. Il évoque une réduction des subventions, notamment dans l’énergie. Le carburant et la Senelec pourraient être concernés.

Selon lui, ces décisions auraient un impact direct sur le quotidien des Sénégalais. Elles pourraient aussi provoquer des tensions sociales.

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