Plusieurs personnalités publiques sont convoquées ce vendredi à la Sûreté urbaine.
Elles proviennent aussi bien de la sphère politique que du monde économique.
Ainsi, d’anciens ministres et des chefs d’entreprise sont concernés.
Toutes doivent s’expliquer sur l’occupation de terrains litigieux.
Ces terrains appartiendraient aux héritiers de feu Mamadou Diagne.
Des personnalités de premier plan concernées
Parmi les personnes convoquées figure Cheikh Kanté, ancien ministre.
Il a aussi dirigé le Port autonome de Dakar.
À ses côtés apparaît Abdoulaye Dia, PDG du groupe agroalimentaire Senico.
Ensuite, les enquêteurs convoquent Serigne Mboup, maire de Kaolack.
Il reste également une figure reconnue du secteur privé.
Enfin, Masse Sall, entrepreneur influent de l’immobilier, est concerné.
Des terrains stratégiques au cœur du litige
Les faits concernent plusieurs hectares de terrain stratégiques.
Ces parcelles se situent sur la route de Rufisque.
Elles s’étendent aussi dans le secteur de Grand-Dakar.
Ces zones relèvent du département de Dakar.
Ainsi, l’enjeu foncier apparaît particulièrement important.
Les accusations portées par les héritiers Diagne
Selon le journal L’Observateur, les héritiers contestent toute cession légale.
Ils affirment que leur patrimoine n’a jamais été vendu.
Dans ce contexte, ils dénoncent un système frauduleux organisé.
Ils évoquent notamment une falsification de documents administratifs.
Ce mécanisme aurait facilité la création de nouveaux titres fonciers.
Des lignes de défense déjà esquissées
Face à ces accusations, certains mis en cause avancent leur défense.
Ils fondent leur argumentation sur l’antériorité des documents.
Ainsi, Masse Sall a déjà été entendu par les enquêteurs.
Il a présenté un titre foncier qu’il dit établi en 1950.
Ce document serait antérieur à celui des héritiers Diagne.
Une riposte annoncée par Cheikh Kanté
De son côté, Cheikh Kanté conteste formellement les accusations.
Il rejette toute implication dans des pratiques frauduleuses.
Par conséquent, il annonce une riposte judiciaire.
Il prévoit de déposer une plainte pour diffamation.
Ainsi, le dossier s’annonce complexe et très sensible.

