Le chef de l’opposition ougandaise, Bobi Wine, a affirmé avoir échappé samedi 17 janvier aux forces de sécurité.
Cette intervention présumée serait survenue à son domicile.
Le pays attend toujours l’annonce des résultats définitifs de l’élection présidentielle.

Bobi Wine affirme être recherché

Dans un communiqué publié sur le réseau social X, Bobi Wine a déclaré ne plus se trouver chez lui.
Il affirme avoir quitté les lieux pour sa sécurité.
Cependant, sa femme et plusieurs membres de sa famille resteraient assignés à résidence.
Il dit également se savoir activement recherché par les forces de sécurité.

Des informations contradictoires dans la journée

Plus tôt, son parti, la Plateforme d’unité nationale (NUP), avait diffusé une autre version.
Selon le NUP, un hélicoptère militaire aurait atterri dans la résidence de l’opposant.
Le parti affirmait aussi que Bobi Wine avait été emmené de force.
Toutefois, ces informations n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante.
Les autorités ont ensuite démenti ces accusations.

La police nie toute arrestation

La police ougandaise a nié la détention de Bobi Wine.
Son porte-parole, Kituuma Rusoke, a assuré qu’il n’était pas arrêté.
En revanche, il a reconnu un déploiement visible des forces de sécurité autour de la résidence.
Selon lui, cette présence s’inscrit dans une stratégie préventive.
Elle concernerait des zones jugées sensibles par les services de renseignement.

Un dispositif sécuritaire renforcé

La police a également installé des points de contrôle.
Elle affirme vouloir empêcher tout rassemblement autour de la résidence.
Selon les autorités, ces regroupements pourraient favoriser des violences.

Un scrutin sous haute tension

Bobi Wine reste la principale figure de l’opposition face au président Yoweri Museveni.
Ce dernier dirige le pays depuis quarante ans.
Après le vote, l’opposant avait déjà dénoncé une assignation à résidence.
Le scrutin s’est tenu sous une forte présence sécuritaire.
De plus, l’accès à Internet demeure coupé depuis plusieurs jours.

Arrestations et accusations internationales

Selon Amnesty International, au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés.
Ces arrestations auraient eu lieu durant la campagne électorale.
De son côté, l’ONU dénonce un scrutin marqué par une répression généralisée.
Enfin, plusieurs violences post-électorales ont été signalées.
Autorités et opposition livrent toutefois des versions opposées.

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