Le roi Mohammed VI a accepté l’invitation du président américain Donald Trump à intégrer le « Conseil de paix » en tant que membre fondateur. La diplomatie marocaine l’a annoncé le 19 janvier 2026. Ce faisant, le Maroc devient le premier pays africain à franchir le pas, tandis que Égypte poursuit encore son examen de la proposition américaine.

Un rôle de membre fondateur assumé

Ensuite, le ministère marocain des Affaires étrangères a confirmé, lundi, que Mohammed VI rejoignait officiellement la nouvelle instance interétatique imaginée par Donald Trump. À l’origine, le Conseil devait superviser la reconstruction de Gaza. Toutefois, sa charte n’évoque pas explicitement ce territoire et élargit son champ d’action.

Selon la diplomatie marocaine, le Conseil vise désormais à « contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient et à adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits dans le monde ». Par ailleurs, la charte précise que les États souhaitant obtenir un siège permanent devront verser « plus d’un milliard de dollars en espèces ».

Un signal politique clair à Washington

Dans ce contexte, Rabat accueille favorablement le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. En 2020, le président américain avait reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, un dossier prioritaire pour la diplomatie marocaine. En contrepartie, le royaume avait signé les accords d Abraham, consacrant la normalisation de ses relations avec Israël.

Depuis lors, Rabat et Tel-Aviv ont renforcé une coopération militaire stratégique, qui ne cesse de se consolider au fil des années.

Ainsi, en rejoignant le Conseil de paix, Mohammed VI envoie un signal positif à l’administration américaine. Dans le même temps, il entend faire valoir la position du Maroc sur le Sahara occidental, alors que le royaume prépare un nouveau plan d’autonomie du territoire sous souveraineté marocaine, après celui proposé en 2007.

Une initiative scrutée de près

Enfin, l’Égypte, deuxième pays invité à rejoindre le Conseil, a annoncé qu’elle analyserait la proposition « sous tous les angles » avant de se prononcer. De leur côté, plusieurs observateurs estiment que Donald Trump cherche à mettre en place une nouvelle organisation internationale susceptible de concurrencer, voire de remplacer, l’Organisation des Nations unies sur certains dossiers diplomatiques majeurs.

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