Face à la pression persistante sur le coût de la vie dans le Nord du Sénégal, les autorités renforcent la régulation des prix du riz brisé ordinaire. Réuni le mardi 20 janvier 2026, le Conseil régional de la Consommation de Saint-Louis a validé une nouvelle grille tarifaire, intégrant les réalités géographiques et logistiques propres à chaque département.

Une décision concertée pour contenir la hausse des prix

Réunis sous la présidence de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Sidy Guissé Diongue, les acteurs du commerce, les associations de consommateurs et les services techniques ont trouvé un consensus. Ensemble, ils ont arrêté de nouveaux prix plafonds pour le riz brisé ordinaire, avec un objectif clair : freiner la flambée des prix tout en préservant l’équilibre du marché.

Dans cette dynamique, l’administration a pris en compte les disparités territoriales, notamment les coûts de transport, qui pèsent lourdement sur les départements les plus éloignés. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, ces mesures feront l’objet d’un arrêté gouvernoral immédiat, afin de leur conférer une valeur exécutoire.

Saint-Louis : des prix strictement encadrés

Dans le département de Saint-Louis, les autorités ont fixé des tarifs de référence précis. Désormais, les autorités plafonnent la tonne de riz brisé en demi-gros à 277 500 FCFA. Elles fixent le prix du sac de 50 kilogrammes à 13 750 FCFA maximum pour le consommateur final et arrêtent le prix du kilogramme à 300 FCFA.

Ces montants constituent la base de la nouvelle régulation dans la région.

Dagana et Podor : des ajustements liés à l’éloignement

Toutefois, l’éloignement géographique de certains départements a conduit à des ajustements ciblés. À Dagana, les autorités plafonnent désormais le sac de 50 kg à 13 850 FCFA et fixent le prix du kilogramme à 310 FCFA.

Plus au nord, dans le département de Podor, elles ajustent légèrement les tarifs à la hausse en raison des contraintes logistiques. Elles plafonnent ainsi le sac de 50 kg à 14 000 FCFA et arrêtentle prix du kilogrammeà 325 FCFA maximum.

À ce sujet, Sidy Guissé Diongue a tenu à lever toute ambiguïté : il s’agit bien de prix plafonds, laissant aux commerçants la liberté de vendre en dessous de ces seuils, mais leur interdisant formellement tout dépassement.

Une trajectoire de baisse sous surveillance

Pour sa part, le directeur régional du Commerce, Dr Ousmane Diallo, a rappelé que cette décision s’inscrit dans une dynamique de baisse entamée depuis juin 2024. Grâce aux efforts consentis par l’État, a-t-il souligné, les prix ont enregistré des réductions cumulées pouvant atteindre 75 FCFA par kilogramme.

Dans la foulée, il a averti que les services de contrôle seront pleinement mobilisés pour veiller au respect strict de ces nouveaux barèmes. Des sanctions fermes seront appliquées à l’encontre de tout commerçant contrevenant, a-t-il prévenu.

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