À Ziguinchor, des étudiants originaires du département de Koumpentoum, inscrits à l’Université Assane Seck (UASZ), vivent une situation de grande précarité. Accumulant plusieurs mois d’arriérés de loyer, ils se retrouvent sous la menace imminente d’une expulsion, une perspective qui compromet sérieusement la poursuite de leurs études.

Une situation financière devenue critique

Installés dans un logement de cinq pièces situé aux environs de l’UASZ, ces étudiants peinent à faire face à leurs charges locatives. À la fin du mois de janvier 2026, ils totaliseront quatre mois d’arriérés de loyer, une situation qui a poussé le bailleur à hausser le ton.

Selon les étudiants, ce dernier leur a clairement signifié qu’ils devront régler leur dette ou libérer l’appartement, faisant planer la menace d’une expulsion à très court terme.

La crainte d’une rupture dans le parcours universitaire

Porte-parole du groupe, Papa Sow, étudiant en Master au département de Géographie et ancien président de l’Amicale des élèves et étudiants ressortissants de Koumpentoum, décrit une situation alarmante.

« Nous sommes actuellement dans une situation très critique liée à notre logement. Nous avons trois mois d’arriérés et, d’ici la fin du mois de janvier, cela fera quatre mois. Le bailleur menace de nous expulser, ce qui serait très déplorable pour nous », explique-t-il.

Au-delà du risque immédiat de perdre leur toit, les étudiants redoutent surtout l’impact direct sur la continuité de leurs études, dans un contexte déjà marqué par des difficultés matérielles.

L’arrivée des nouveaux bacheliers accentue l’inquiétude

À cette précarité s’ajoute un autre facteur de tension : l’arrivée imminente des nouveaux bacheliers de Koumpentoum orientés à l’UASZ. Pour les étudiants déjà sur place, cette situation risque d’aggraver un problème de logement déjà préoccupant.

« Si les nouveaux arrivent sans trouver où se loger, ce sera un problème majeur. Nous faisons face, en plus, à un manque d’équipements de base, notamment des matelas », souligne Papa Sow.

Un appel solennel aux autorités et aux bonnes volontés

Face à cette impasse, les étudiants ont décidé d’interpeller les autorités administratives et politiques de leur département d’origine. Ils sollicitent notamment l’appui de la préfète de Koumpentoum, du président du Conseil départemental, des dix maires du département, ainsi que de toutes les bonnes volontés.

« Nous lançons un appel solennel à nos autorités. Nous sommes vos enfants, ici à l’université, et nous souffrons. Nous demandons l’aide des autorités administratives, politiques et de toute personne de bonne volonté », a plaidé Papa Sow.

Dans l’attente d’une réponse concrète, ces étudiants restent suspendus à une issue incertaine, espérant un soutien rapide pour éviter une expulsion aux conséquences lourdes pour leur avenir académique.

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