Engagée dans une phase de recomposition après la perte du pouvoir, l’Alliance pour la République (APR) a officialisé, ce mardi, une série de réaménagements internes visant à repositionner le parti dans l’opposition. Derrière ces nouvelles nominations validées par le Secrétariat exécutif national (SEN), se dessine une refonte plus profonde de l’architecture politique de la formation fondée par Macky Sall.
Selon un communiqué relayé par IGFM, l’ancien chef de l’État a instruit la mise en place d’un « puissant appareil de direction », destiné à rompre avec l’organisation antérieure et à adapter le parti aux nouvelles réalités du jeu politique. Cette restructuration ambitionne de doter l’APR d’une dynamique renouvelée, en phase avec les « enjeux du cours politique » et les défis à venir.
Concrètement, le SEN a procédé à l’élargissement et au renouvellement de son instance dirigeante, présentés comme des leviers essentiels de consolidation interne. Dans le même élan, un Comité de Liaison et de Suivi a été créé. Encore provisoire dans sa composition, cet organe a vocation à s’étendre progressivement, en complément du dispositif territorial déjà déployé à travers les Secrétariats exécutifs départementaux et ceux de la diaspora.
Cette réorganisation s’appuie sur une lecture critique de la gouvernance actuelle. Le SEN évoque un climat marqué par la « déliquescence », l’« incurie » et une « violente incompétence » du régime en place. Face à ce diagnostic, l’APR entend transformer sa nouvelle structuration en un véritable « dispositif de combat », présenté comme le socle indispensable pour reconquérir l’espace politique et préparer les prochaines échéances électorales.

