À Diamniadio, la gendarmerie a interpellé un chauffeur malien de 43 ans, accusé d’avoir tué son épouse avant de tenter de dissimuler le corps. Les faits se sont produits dans la nuit du 29 au 30 janvier 2026. Le suspect a été placé en garde à vue pour meurtre.
Une quête de guérison devenue tragédie
Le couple Sanogo, ressortissants maliens établis au Canada, séjournait régulièrement entre le Sénégal et le Mali. Depuis plusieurs mois, l’époux souffrait d’une maladie mystérieuse qui avait considérablement altéré son état de santé.
Ainsi, depuis novembre 2025, le couple multipliait les déplacements et consultait plusieurs tradipraticiens. Toutefois, malgré ces démarches, les traitements traditionnels restaient sans effet.
Le drame lors d’une promenade nocturne
Dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 janvier 2026, le couple effectuait une promenade nocturne dans le quartier « Route de Thiès », à Diamniadio. C’est alors que le drame s’est noué.
Selon des sources proches de l’enquête, l’homme a été pris d’une crise soudaine en pleine rue. Seule avec lui dans des rues désertes, son épouse a tenté de lui porter secours. Cependant, la situation a brutalement dégénéré.
Le suspect s’en serait alors pris à sa femme, l’agressant mortellement avant de lui ôter la vie à l’aide d’un objet métallique.
Une tentative de dissimulation
Après les faits, B. Sanogo a repris ses esprits et pris la mesure de son acte. Pris de panique, il a tenté de dissimuler le corps de la victime. Il a traîné la dépouille jusqu’à un endroit sombre de la rue, où il l’a abandonnée avant de quitter les lieux.
Un récit mensonger rapidement démasqué
De retour chez leur tuteur, le suspect a livré une version totalement différente. Il a affirmé que son épouse avait été enlevée par un taxi après leur déplacement. Ce récit a aussitôt suscité des doutes.
Sur conseil de son hôte, B. Sanogo s’est rendu à la brigade territoriale de Diamniadio pour déclarer une disparition. Or, entre-temps, un passant avait déjà alerté les gendarmes après la découverte d’un corps sans vie dans le même quartier.
Arrivés sur place, les enquêteurs ont constaté qu’il s’agissait du corps d’une femme présentant des traces évidentes de violence.
L’arrestation et les aveux
Lorsque le suspect s’est présenté à la brigade avec sa version jugée incohérente, les gendarmes ont rapidement établi le lien avec le corps découvert. Face aux contradictions de son récit et aux éléments matériels recueillis, ils l’ont immédiatement interpellé.
Placée en garde à vue pour meurtre, la personne mise en cause a été soumise à un interrogatoire approfondi. Confronté aux preuves, B. Sanogo a fini par reconnaître les faits.
Une enquête judiciaire en cours
La dépouille de la victime a été transférée à l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque pour autopsie. Le procureur de la République près le tribunal de Rufisque, Cheikh Diakhoumpa, a été informé et a ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur ce drame.

