Déjà incarcéré depuis février 2025 pour des faits présumés de blanchiment de capitaux et d’escroquerie sur des deniers publics, le député-maire des Agnam est désormais visé par une nouvelle accusation. L’Assemblée nationale a engagé la procédure de levée de son immunité parlementaire.
Une nouvelle accusation de « tentative de complot contre l’État »
L’institution parlementaire a officiellement lancé la procédure visant à lever l’immunité de Farba Ngom.
Le député est accusé de « tentative de complot contre l’État » après la découverte de téléphones portables dans sa cellule.
Cette nouvelle offensive judiciaire s’ajoute aux poursuites déjà en cours contre l’élu, placé sous mandat de dépôt depuis février 2025.
Une fouille à l’origine de la procédure
L’origine de cette nouvelle affaire remonte au 13 janvier 2026.
Lors d’une conférence de presse, la Garde des Sceaux, Yassine Fall, a révélé qu’une fouille de la cellule de Farba Ngom avait permis la saisie de deux téléphones portables.
Cette détention d’appareils de communication constitue, selon les autorités, une violation flagrante des règles carcérales.
Un obstacle constitutionnel : l’immunité parlementaire
Face à cette situation, le parquet a ouvert une enquête pour « tentative de complot contre l’État ».
Cependant, le statut de député de Farba Ngom impose une étape préalable : la levée de son immunité parlementaire.
Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a ainsi informé le Bureau de la saisine officielle de la ministre de la Justice, donnant le coup d’envoi du processus législatif.
Mise en place d’une Commission ad hoc
Une séance plénière est prévue le lundi 9 février 2026 à 10 heures.
Elle portera sur la ratification de la liste des 11 membres de la Commission ad hoc chargée d’examiner la demande.
La commission sera composée de 9 députés de Pastef, 1 de Takku Wallu Sénégal et 1 non-inscrit.
Audition obligatoire du député concerné
Entre le 9 et le 16 février, la commission mènera ses travaux internes.
Elle procédera à l’élection de son bureau et à l’audition obligatoire de Farba Ngom.
Le député mis en cause pourra se faire assister par un collègue parlementaire.
Un vote décisif le 16 février
La séance plénière finale est prévue lundi 16 février 2026 à 15 heures.
Les débats y seront strictement encadrés.
Seuls pourront prendre la parole :
- le président de la Commission ad hoc,
- son rapporteur,
- le représentant du Gouvernement,
- Farba Ngom ou son défenseur.
Un vote à main levée
À l’issue des interventions, les députés procéderont à un vote à main levée.
Si la résolution est adoptée, l’immunité parlementaire sera levée.
Farba Ngom pourra alors être pleinement entendu par les enquêteurs dans le cadre de cette nouvelle procédure.
