Une semaine après l’attaque contre l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, les autorités nigériennes passent au crible le dispositif de sécurité du site. Dans le même temps, l’État islamique au Sahel affirme avoir exploité des failles identifiées à l’issue de plusieurs semaines de repérage.
Les autorités évaluent la sécurité de l’aéroport
Au Niger, les autorités ont engagé une évaluation approfondie des mesures de sécurité de l’aéroport international de Niamey, visé par une attaque revendiquée par l’État islamique au Sahel (EIS). Une semaine après les faits, le colonel-major Abdourahmane Amadou, ministre des Transports, s’est rendu sur place afin d’examiner le fonctionnement du système de surveillance et d’en mesurer l’efficacité.
Selon un reportage de la télévision nationale, cette visite visait à tirer les premiers enseignements opérationnels de l’attaque et à renforcer la protection de cette infrastructure stratégique.
Un dispositif de surveillance passé au crible
Pour cette inspection, le ministre des Transports était accompagné du haut commandant de la gendarmerie, du directeur général de la police nationale et du directeur de l’aviation civile. Ensemble, ils ont procédé à une revue détaillée des installations de sécurité, en particulier le réseau de caméras de surveillance déployé autour de l’aéroport.
Le site dispose d’un système offrant une soixantaine d’angles de vue, notamment le long du mur de clôture. Les images, centralisées dans une salle de contrôle, permettent de suivre en temps réel les mouvements à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte aéroportuaire.
L’EIS revendique l’exploitation de failles
Parallèlement, l’État islamique au Sahel a diffusé cette semaine un communiqué dans lequel il expose sa version de l’attaque. Le groupe affirme avoir observé
l’aéroport pendant plusieurs semaines afin d’identifier des vulnérabilités dans le dispositif de sécurité.
Selon ce récit, les assaillants auraient repéré un portail situé sur le flanc est du site. L’un des membres du commando aurait escaladé la clôture avant d’ouvrir l’accès de l’intérieur, facilitant ainsi l’intrusion du groupe.
Une attaque revendiquée et mise en scène
Dans les jours qui ont suivi l’attaque, l’EIS avait déjà diffusé une vidéo de propagande montrant ses combattants s’en prenant à une base militaire, visant notamment un hélicoptère et deux avions légers. Les images comprenaient également des séquences tournées dans la zone civile de l’aéroport, attestant de l’ampleur de l’intrusion.
Ces nouvelles déclarations ravivent les interrogations sur la vulnérabilité des infrastructures sensibles au Niger, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par la menace persistante des groupes armés opérant au Sahel.
