Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, s’oppose fermement à un éventuel appui de l’Union africaine à la candidature de Macky Sall pour une fonction élective internationale au sein de l’ONU. Il invoque les principes fondateurs de l’organisation continentale pour justifier sa position.

Une prise de position publique et argumentée

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a réagi sans détour à l’annonce de la candidature de Macky Sall à une fonction élective internationale au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Dans un message publié sur le réseau social X, il a rappelé les engagements fondamentaux de l’Union africaine en matière de droits humains. Selon lui, l’organisation continentale ne peut ignorer ses propres textes fondateurs au moment d’apporter un soutien à un ancien chef d’État.

Le rappel des principes de l’Union africaine

En effet, Seydi Gassama cite explicitement l’article 3h de l’Acte constitutif de l’UA. Celui-ci précise que l’un des objectifs de l’organisation consiste à « promouvoir et protéger les droits de l’homme et des peuples conformément à la CADHP et aux autres instruments pertinents relatifs aux droits de l’homme ».

À ses yeux, cette disposition ne relève pas d’une simple déclaration d’intention. Elle engage, au contraire, la responsabilité politique et morale de l’Union africaine. Dès lors, toute décision de soutien à une candidature internationale doit s’inscrire en cohérence avec ces principes.

Une opposition fondée sur le bilan en matière de droits humains

Par conséquent, Seydi Gassama estime que l’Union africaine ne devrait pas soutenir « la candidature à une fonction élective internationale d’un ancien dirigeant dont le régime a commis de graves violations des droits humains ».

À travers cette déclaration, le responsable d’Amnesty International Sénégal place le débat sur le terrain des valeurs et de la crédibilité institutionnelle. Selon lui, l’UA doit veiller à préserver son autorité morale sur la scène internationale, notamment lorsqu’il s’agit de promouvoir les droits fondamentaux. Ainsi, la candidature de Macky Sall à un poste électif au sein de l’ONU relance le débat sur la cohérence entre les engagements affichés par les organisations régionales et les profils qu’elles choisissent de soutenir sur la scène mondiale

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