Une vive tension institutionnelle secoue l’État hébreu. Le président israélien Isaac Herzog exige des clarifications du Premier ministre Benyamin Netanyahu après les déclarations fracassantes de Donald Trump depuis Washington. Au cœur de la controverse : la grâce présidentielle sollicitée par le chef du gouvernement dans le cadre de ses procès pour corruption.

Une sortie de Trump qui enflamme Jérusalem

La crise a éclaté après les propos tenus aux États-Unis par Donald Trump. L’ancien président américain a vivement critiqué le refus d’Isaac Herzog d’accorder la grâce présidentielle à Benyamin Netanyahu.

Selon lui, le chef de l’État israélien devrait « avoir honte » de ne pas gracier le Premier ministre poursuivi pour corruption. Ces déclarations, intervenues juste après la visite de Netanyahu à Washington, ont immédiatement provoqué une onde de choc politique à Jérusalem.

Herzog demande des « clarifications » urgentes

Face à cette prise de position inhabituelle d’un dirigeant étranger dans une affaire judiciaire israélienne, Isaac Herzog est monté au créneau. Il exige des explications claires de Benyamin Netanyahu et s’inquiète d’une possible instrumentalisation politique.

L’entourage du président soupçonne le Premier ministre d’avoir encouragé Donald Trump à intervenir publiquement pour peser sur la procédure. Selon la présidence, une telle démarche porterait atteinte à la souveraineté des institutions israéliennes.

Netanyahu dément, mais la tension persiste

Le bureau de Benyamin Netanyahu rejette catégoriquement ces accusations. Ses services assurent avoir découvert les propos de Donald Trump dans la presse et nient toute manœuvre en coulisses.

Cependant, la controverse ne retombe pas. En novembre dernier, le Premier ministre a officiellement déposé une demande de grâce présidentielle, invoquant « l’intérêt du pays ». L’intervention américaine transforme désormais cette procédure judiciaire en un affrontement politique majeur au sommet de l’État.

Dans un contexte déjà marqué par des tensions internes, cette nouvelle passe d’armes fragilise un peu plus l’équilibre institutionnel en Israël.

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