Une vidéo montrant un homme distribuant des billets de 5 000 FCFA a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux. Face au tollé, le ressortissant koweïtien s’est présenté aux autorités administratives et policières pour s’expliquer.

Une vidéo à l’origine de la controverse

La séquence, largement relayée en ligne, montre un homme remettre des billets à plusieurs personnes. Rapidement, la scène suscite des réactions contrastées et alimente le débat.

Dans ce contexte, le bienfaiteur, de nationalité koweïtienne, se rend mardi au ministère de l’Éducation nationale. Il y rencontre le secrétaire général, selon des sources médiatiques.

Par ailleurs, les services de sécurité le convoquent par téléphone. Il se présente alors spontanément dans les locaux de la Sûreté urbaine du commissariat central de Guédiawaye.

Une « aumône légale » revendiquée

Devant les enquêteurs, l’homme affirme avoir distribué la zakat, c’est-à-dire l’aumône légale en islam.

Selon des informations rapportées par Seneweb, il explique : « C’est la première fois que je viens au Sénégal. J’ai fait le tour d’autres pays pour donner le zakat. Mais des Sénégalais résidant au Koweït m’ont proposé de venir au Sénégal. »

Ainsi, il présente son geste comme une action caritative, sans intention malveillante.

Des visites dans des daaras et un lycée

L’homme d’affaires indique avoir visité une centaine de daaras à travers le pays. Ensuite, il se rend au lycée de Canada de Pikine.

C’est dans cet établissement qu’un élève filme la scène devenue virale. Selon les mêmes sources, il aurait obtenu l’autorisation des chefs d’établissement avant de procéder aux distributions.

Cependant, face à l’ampleur de la polémique, il suspend ses activités de distribution jusqu’à nouvel ordre.

Une audition suivie d’un contrôle

Les enquêteurs entendent le ressortissant koweïtien pendant plusieurs heures. À l’issue de son audition, ils le laissent libre.

Toutefois, les autorités lui demandent de se présenter de nouveau ce mercredi à la Sûreté urbaine de Guédiawaye. L’affaire reste donc suivie de près, alors que le débat se poursuit sur les réseaux sociaux.

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