Après au moins trois reports dus à une grève des avocats marocains, le procès des 17 supporters sénégalais détenus au Maroc se poursuit ce jeudi 19 février devant le Tribunal de Rabat.

Arrêtés depuis le 18 janvier, les prévenus répondent de faits présumés « d’hooliganisme » et de « troubles à l’ordre public », à la suite des violences enregistrées lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025.


La défense dénonce des violations de droits

Me Kabou, l’un des avocats des supporters, a vivement critiqué la procédure engagée contre ses clients. Il parle d’« une prise d’otage » et estime que leurs droits sont « violés » par la justice marocaine.

Dans un message daté du 12 février, il expliquait avoir exigé, avant l’ouverture des débats, la communication du dossier et la possibilité de préparer convenablement la défense. « À la suite d’une première audience tenue aujourd’hui et avant laquelle nous avions posé les préalables d’une présence comme la communication de la procédure et la préparation de nos clients, le Président du tribunal renvoie l’audience au 19 février pour plaidoirie des avocats », avait-il écrit.


Dakar évoque des « assurances » de libération

Du côté de Dakar, les autorités sénégalaises affirment avoir reçu des « assurances » de la part de leurs homologues marocains. Selon l’État, ces garanties pourraient aboutir « très bientôt » à la libération des détenus, plus d’un mois après les faits.

L’issue de l’audience de ce 19 février sera donc déterminante pour les 17 supporters et leurs familles, dans un dossier suivi de près par l’opinion publique sénégalaise.

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