Une correspondance officielle adressée au chef de l’État

Macky Sall a franchi un nouveau cap dans ses ambitions internationales. En effet, l’ancien chef de l’État a officiellement saisi son successeur, Bassirou Diomaye Faye, pour lui notifier son intention de se porter candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Son ancien chef de cabinet, Pape Mada Ndour, a rendu publique l’information en évoquant l’existence d’une correspondance récente adressée au président en exercice. Par cette démarche, Macky Sall engage ainsi un processus qui, en vertu des règles onusiennes, nécessite impérativement l’appui formel de l’État dont est issu le candidat.

Un débat sur l’opportunité d’un soutien sénégalais

Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Pape Mada Ndour estime que le Sénégal n’a aucun intérêt à soutenir une telle candidature. Il rappelle notamment les 80 décès enregistrés lors des manifestations sous le régime de Macky Sall et considère que ces événements doivent être élucidés avant toute ambition diplomatique d’envergure.

Ainsi, au-delà de la dimension internationale, la question soulève un débat interne sur la responsabilité politique et la mémoire des faits survenus durant son mandat.

Une ambition déjà évoquée en 2025

Cette annonce ne constitue pas une surprise totale. En septembre 2025, Macky Sall avait déjà laissé entrevoir une telle perspective. Il avait alors affirmé qu’il pourrait « apporter modestement [sa] contribution pour redorer le blason de l’ONU », à condition de bénéficier d’un soutien officiel de l’État sénégalais.

Aujourd’hui, en notifiant formellement sa candidature, il passe donc des déclarations d’intention à une démarche concrète.

Un processus strictement encadré par les règles onusiennes

Pour mémoire, les candidatures au poste de Secrétaire général de l’ONU doivent être présentées officiellement par les États membres à travers une lettre formelle. Depuis les réformes engagées entre 2015 et 2016, toute candidature dépourvue de parrainage étatique demeure politiquement marginale et difficilement recevable.

Dès lors, la décision du président Bassirou Diomaye Faye sera déterminante : sans l’aval officiel du Sénégal, la démarche de Macky Sall ne pourra prospérer sur la scène internationale.

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