Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars, deux explosions ont secoué la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon le groupe armé AFC/M23, qui contrôle actuellement la ville, une attaque de drones a provoqué la mort de trois personnes, dont un ressortissant français travaillant pour le système des Nations unies.
Des explosions nocturnes dans la ville de Goma
Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs habitants de Goma ont été réveillés par au moins deux fortes explosions. D’après plusieurs sources locales, deux drones auraient visé la capitale de la province du Nord-Kivu, une ville actuellement sous le contrôle du groupe armé AFC/M23, soutenu par le Rwanda voisin.
Selon les premières informations recueillies sur place, le premier drone se serait abîmé dans les eaux du lac Kivu. En revanche, le second appareil aurait frappé une habitation située dans un quartier central de la ville, provoquant d’importants dégâts.
Un bilan de trois morts évoqué par l’AFC/M23
Dans la foulée, l’AFC/M23 a communiqué un premier bilan humain. Le groupe rebelle affirme que l’attaque a fait trois morts. Par ailleurs, selon des informations recueillies sur place, les secours ont retrouvé un corps dans la maison touchée par l’explosion.
La victime serait un membre du personnel du système des Nations unies, plus précisément de l’Unicef, de nationalité française. Toutefois, pour l’instant, l’Organisation des Nations unies n’a pas officiellement confirmé ni commenté cette information.
Une zone résidentielle proche de responsables politiques
Le complexe visé se situe dans le quartier de Katindo, un secteur central de Goma situé à proximité immédiate du lac Kivu. Cette zone résidentielle abrite plusieurs habitations appartenant à des responsables politiques ou à d’anciens officiels.
De plus, la maison touchée se trouve à moins de 500 mètres de la résidence d’Olive Kabila, épouse de l’ancien président Joseph Kabila. Ce dernier a récemment été condamné à mort par la justice congolaise en raison de ses liens présumés avec la rébellion de l’AFC/M23.
Dans ce contexte, l’AFC/M23 accuse les autorités de Kinshasa d’être à l’origine de cette attaque. À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas réagi publiquement à ces accusations.

