Les éléments du Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul COMICO ont procédé, entre le 13 et le 14 mars 2026, au démantèlement d’un réseau impliqué dans des activités d’avortement clandestin et de vente illégale de médicaments. Quatre individus ont été interpellés pour tentative d’avortement, vente illicite de produits pharmaceutiques, mise en danger de la vie d’autrui et exercice illégal de la pharmacie.

L’opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement anonyme signalant l’existence d’un réseau distribuant des produits abortifs à de jeunes femmes. Selon les informations reçues, une transaction devait se dérouler à proximité du rond-point « Dibiterie » situé à Keur Massar.

Après une phase de surveillance discrète, les éléments de la Brigade de Recherches ont intercepté un suspect circulant sur une moto de marque Jakarta. La fouille effectuée sur l’individu a permis de découvrir six tablettes de comprimés abortifs ainsi que quatre autres produits pharmaceutiques. Un second individu, présenté comme l’acheteur présumé, a toutefois réussi à prendre la fuite en profitant de l’obscurité.

L’exploitation du téléphone portable du suspect a permis de mettre au jour des échanges avec une jeune femme qui se plaignait de fortes douleurs abdominales et d’hémorragies persistantes après avoir consommé les produits fournis. Grâce aux indications du premier suspect interpellé, les enquêteurs ont pu localiser et interpeller la jeune femme afin de poursuivre les investigations.

Les investigations menées le lendemain, le 14 mars, ont conduit à l’arrestation de deux autres femmes dans les localités de Malika et de Mbao, permettant ainsi de démanteler le reste de la cellule.

Placés en garde à vue, les mis en cause ont reconnu les faits lors de leurs auditions. L’un des principaux acteurs du réseau a notamment déclaré s’approvisionner dans un marché clandestin à Dakar, après avoir établi un contact via les réseaux sociaux.

L’analyse des téléphones portables saisis par les enquêteurs confirme l’existence d’un réseau structuré facilitant l’accès à des avortements clandestins. Les médicaments, la moto Jakarta ainsi que les téléphones portables ont été consignés et placés sous scellés dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.

Les quatre suspects restent actuellement en garde à vue dans les locaux du commissariat, en attendant la suite de la procédure.

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