Le tribunal des flagrants délits de Dakar condamne Abdou Nguer à six mois de prison, dont un mois ferme, pour diffusion de fausses nouvelles.
Toutefois, il retrouve la liberté dès l’énoncé du verdict, puisqu’il a déjà purgé la durée de la peine ferme en détention préventive.
Une affaire liée à une prise de position publique
À l’origine de la procédure, les autorités interpellent Abdou Nguer après ses déclarations publiques sur une affaire sensible.
Il critique notamment le communiqué du parquet concernant la mort de Abdoulaye Ba, étudiant en médecine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
À l’issue de son face-à-face avec le procureur de la République, le 18 février, la justice le place sous mandat de dépôt.
Un désaccord sur la version officielle des faits
Le parquet reproche au chroniqueur d’avoir tenu des propos contraires à la version officielle des faits.
En effet, lors d’un point de presse le 17 février 2026, le procureur affirme que Abdoulaye Ba est décédé après une chute du quatrième étage du pavillon F du campus social.
Cependant, Abdou Nguer conteste cette version, ce qui déclenche des poursuites judiciaires.
Un procès reporté et contesté par la défense
Initialement prévu le 20 février, le procès est finalement renvoyé au 20 mars, ce qui provoque la colère des avocats de la défense.
Ces derniers dénoncent une violation du Code de procédure pénale applicable aux flagrants délits.
Pour l’heure, ils n’indiquent pas encore s’ils comptent faire appel de la décision rendue.

