L’enquête sur un présumé réseau d’homosexuels à Yeumbeul Sud prend une tournure préoccupante. Les autorités ont identifié deux cas de VIH parmi les suspects, dont l’un affirme avoir ignoré sa séropositivité avant son interpellation.
Une affaire qui se complexifie
À Yeumbeul Sud, les enquêteurs ont démantelé un réseau présumé et ont rapidement mis au jour des éléments jugés inquiétants. En effet, après l’arrestation des suspects, les autorités ont procédé à des tests médicaux qui ont révélé deux cas de VIH au sein du groupe.
Parmi eux, Cheikh C., 20 ans et présenté comme le principal suspect, ainsi qu’Ibrahima F., 33 ans, chauffeur de profession, selon des informations rapportées par Les Échos.
Un suspect affirme ignorer sa séropositivité
Lors de son interrogatoire, Cheikh C. a déclaré aux enquêteurs qu’il ignorait totalement sa séropositivité avant son arrestation et les tests de dépistage réalisés par les autorités. Cette déclaration marque un tournant dans l’enquête, qui prend une dimension sanitaire en plus de l’aspect judiciaire.
Des poursuites aggravées
Dans la foulée, les autorités judiciaires ont engagé des poursuites contre Cheikh C. et Ibrahima F. pour actes contre-nature et mise en danger de la vie d’autrui, en lien avec la transmission présumée du virus.
Par ailleurs, même si les quatre autres suspects ont été testés négatifs, la justice les poursuit toujours pour leur implication dans les faits liés aux relations incriminées.
Des versions contradictoires
Entendu à son tour, Ibrahima F. a reconnu certains faits, notamment la pratique d’actes contre-nature. Toutefois, il a fermement nié avoir entretenu des relations sexuelles avec Cheikh C., malgré les visites répétées de ce dernier à son domicile.
De leur côté, les autres membres du groupe principalement de jeunes tailleurs, carreleurs et apprentis chauffeurs, pour la plupart nés en 2005 ont tenté de contester les accusations.
Des preuves numériques accablantes
Cependant, les enquêteurs ont rapidement fragilisé leur ligne de défense. En effet, la police a exploité les téléphones des suspects et a mis en évidence des conversations jugées compromettantes, renforçant ainsi les charges retenues contre eux, selon Les Échos.
