Après plusieurs heures de discussions infructueuses, les négociations entre l’État et les transporteurs routiers n’ont pas permis de désamorcer la crise. Face à l’absence d’accord, les syndicalistes maintiennent la pression et envisagent la poursuite de la grève.

Des discussions sans issue après plusieurs heures

Le bras de fer entre l’État et les acteurs du transport routier prend une tournure préoccupante. Réunis ce dimanche 5 avril à l’initiative du ministre Yankhoba Diémé, les différentes parties ont tenté de trouver un terrain d’entente. Cependant, après neuf heures de concertation à huis clos, les discussions n’ont débouché sur aucun compromis.

Ainsi, après six jours de paralysie du trafic, l’espoir d’une sortie de crise s’est dissipé. Les positions restent, en effet, profondément divergentes.

Des positions toujours irréconciliables

Malgré les efforts engagés par les autorités, le ministre et les syndicalistes continuent de défendre des positions opposées. Les dix points de revendications portés par l’intersyndicale demeurent au cœur du blocage.

À l’issue de cette réunion marathon, Alassane Ndoye, président de la Fédération des transporteurs routiers du Sénégal, a dressé un constat sans équivoque : « Aucun point d’accord n’a été trouvé. »

Les transporteurs dénoncent un manque de concessions

Dans la foulée, le leader syndical a vivement critiqué l’attitude de la tutelle. Selon lui, le ministre n’a apporté aucune réponse satisfaisante à leur plateforme revendicative.

« En tant que syndicalistes, nous ne sommes pas satisfaits de cette réunion », a-t-il déploré. Il a également jugé la posture du ministre « peu conciliante », estimant que cette absence de compromis contribue à aggraver une situation déjà tendue.

Une consultation de la base avant la suite du mouvement

Toutefois, conscient des répercussions sociales de cette grève, Alassane Ndoye a assuré que les transporteurs mesurent pleinement les difficultés rencontrées par les usagers.

Dans ce contexte, il a annoncé une nouvelle étape : « Nous allons nous rapprocher de la base pour rendre compte de cette réunion et de cette décision sur la poursuite ou non de la grève. » Cette consultation apparaît comme la seule concession faite aux autorités à l’issue des échanges.

Une sortie de crise conditionnée à un engagement fort de l’État

Dès lors, l’impasse persiste. Les syndicalistes conditionnent désormais toute issue favorable à une implication plus marquée des plus hautes autorités de l’État.

En attendant, la menace d’une prolongation de la grève plane, laissant entrevoir une crise durable dans le secteur du transport routier.

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