La sortie de Baye Mayoro Diop, appelant au limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko, continue de susciter de vives réactions dans la sphère politique sénégalaise.
À l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance, le Directeur de la Coopération décentralisée avait qualifié le chef du gouvernement de « Premier ministre qui ne vaut rien », des propos qui ont provoqué une onde de choc. Son ministre de tutelle, Moussa Balla Fofana, s’était rapidement désolidarisé, dénonçant une « attaque inacceptable ».
Ce lundi, c’est au tour du député Bacary Diédhiou de monter au créneau. Dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux, il a vivement condamné des déclarations qu’il qualifie de « faute grave », de « dérive verbale » et de « négation de l’éthique administrative ».
Selon lui, les responsabilités de Baye Mayoro Diop impliquent une obligation de retenue : « sa parole engage l’État » et doit rester « respectueuse des institutions ». Il estime au contraire que « tout est renversé » dans cette affaire.
Appel au limogeage
Le parlementaire s’interroge également sur le maintien en fonction du responsable incriminé, qu’il juge « curieux ». Il interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye, l’appelant à prendre ses responsabilités en procédant à son limogeage.
Pour Bacary Diédhiou, laisser perdurer une telle situation reviendrait à banaliser l’injure dans l’espace public et à affaiblir les fondements de l’État. « Lorsque la parole s’affaisse, c’est toujours la République qui vacille », a-t-il averti, plaidant pour la préservation du respect des institutions et de l’intégrité du discours public.
