And Gueusseum a effectivement mis sa menace à exécution en déclenchant un arrêt de travail de trois jours dans les structures sanitaires publiques. Selon les responsables syndicaux, ce mot d’ordre connaît une forte adhésion à travers le pays.
À l’hôpital régional de Sédhiou, le porte-parole des syndicats affiliés, Salou Ba, fait état d’un suivi estimé à 90 %. Il précise toutefois que les services d’urgence continuent de fonctionner, afin de garantir la prise en charge des cas les plus critiques.
Une pression accrue sur le gouvernement
Par cette nouvelle mobilisation, la plateforme syndicale durcit le ton et accuse les autorités de faire preuve de lenteur dans la gestion des crises récurrentes du secteur de la santé.
Ce neuvième plan d’action s’inscrit ainsi dans une stratégie de pression visant à contraindre l’État à honorer ses engagements, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre les deux parties.
Des revendications centrées sur les accords non appliqués
Les syndicats réclament avant tout l’application immédiate des accords résiduels signés avec le gouvernement. Parmi leurs principales exigences figurent la revalorisation salariale des agents des collectivités territoriales ainsi que celle des contractuels des établissements publics de santé.
En parallèle, ils demandent le paiement du fonds de motivation, considéré comme un levier essentiel pour soutenir les personnels de santé.
Des conditions de travail toujours dénoncées
Au-delà des aspects financiers, And Gueusseum insiste également sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail dans les structures sanitaires. Les syndicalistes dénoncent notamment le manque d’équipements dans plusieurs établissements, qui complique la prise en charge des patients au quotidien.
À travers cette grève de 72 heures, ils entendent ainsi remettre au centre du débat la question des moyens alloués au système de santé et la valorisation des ressources humaines.

