Le Premier ministre évoque une crise aggravée et plaide pour un engagement collectif
Dakar – Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, s’est exprimé sur la montée de la grogne sociale lors d’une conférence publique qu’il a coanimée avec le politologue Pascal Boniface. Le chef du gouvernement a estimé que le manque de disposition au sacrifice chez certains citoyens freine les efforts de transformation du pays.
Une crise déjà existante selon le gouvernement
Ousmane Sonko a rappelé que le pays faisait face à une situation économique difficile avant même les tensions actuelles. Selon lui, l’ampleur de la dette héritée par les autorités actuelles place déjà le Sénégal dans un contexte de crise.
« Aujourd’hui, dans notre pays le Sénégal, nous étions déjà en crise. Rien que la dette cachée dont nous avons hérité suffit à considérer le Sénégal comme étant en crise », a-t-il déclaré. Il estime que les difficultés liées au contexte international n’ont fait qu’aggraver cette situation.
Un appel au patriotisme et à l’effort collectif
Le Premier ministre a également appelé les Sénégalais à faire preuve d’engagement et de patience dans ce contexte. Selon lui, une transformation profonde du pays exige des sacrifices collectifs.
« Dans un pays comme ça, beaucoup d’entre nous qui ont opté pour la révolution et donc pour le patriotisme ne sont pas prêts au sacrifice. Tout le monde réclame tout de suite et maintenant. Cela n’est pas possible », a-t-il affirmé.
Une “révolution” à défendre
Pour Ousmane Sonko, les autorités doivent maintenir le cap malgré les tensions sociales. « Nous sommes là pour faire face et dire non, parce que cette révolution n’échouera pas », a-t-il conclu.
