Une dette publique à un niveau record
Au Sénégal, la dette publique atteint un niveau record de 132 % du PIB sur la période 2024-2025.
Le gouvernement explique cette situation par la découverte de dettes non déclarées par l’administration précédente, qui a fortement dégradé les finances publiques.
Un économiste alerte sur un risque de défaut
Face à cette situation, David Cowan, économiste en chef pour l’Afrique chez Citi, tire la sonnette d’alarme.
Il estime que le Sénégal pourrait faire défaut sur sa dette dans les deux prochaines années, aux côtés du Mozambique et du Malawi.
Selon lui, le pays « se trouve dans un sacré pétrin », en raison de la crise liée à la dette cachée révélée fin 2024.
Le Sénégal évite de justesse le défaut
En mars 2026, le Sénégal a réussi à éviter un défaut de paiement.
Les autorités ont remboursé une partie de la dette extérieure, à hauteur de 471 millions de dollars, soit environ 270 milliards FCFA.
Le gouvernement utilise les TRS pour rembourser
Pour effectuer ce remboursement, le gouvernement a utilisé des mécanismes financiers appelés Total Return Swaps (TRS), en collaboration avec Africa Finance Corporation et First Abu Dhabi Bank.
Ce choix a déclenché de vifs débats dans l’opinion publique et au sein de la classe politique.
Les autorités défendent leur stratégie
Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a défendu cette décision.
Il affirme que le gouvernement a utilisé les TRS dans la légalité, avec transparence et en maîtrisant les risques, tout en informant l’Assemblée nationale et les partenaires.
Une situation économique sous tension
Le Sénégal doit désormais stabiliser sa dette et rassurer ses partenaires internationaux.
La gestion des finances publiques dans les prochains mois sera déterminante pour éviter une crise économique plus profonde.
