Une rivalité en gestation au sommet de l’État
À trois ans de la prochaine présidentielle, les lignes commencent déjà à bouger au sommet du pouvoir sénégalais. Deux figures majeures se détachent : Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.
Alors que le premier consolide son assise politique, le second pourrait retrouver pleinement ses droits civiques grâce à une proposition de loi portée par les députés de Pastef à l’Assemblée nationale. Une évolution qui ouvrirait la voie à une potentielle confrontation électorale en 2029.
Diomaye Faye lance la structuration de sa coalition
De son côté, Bassirou Diomaye Faye ne perd pas de temps. À travers sa coalition « Diomaye Président », il a engagé une stratégie de massification sur le terrain.
Ce week-end, ses partisans ont choisi la région de Saint-Louis, quatrième bassin électoral du pays, pour installer un bureau régional. Cette initiative vise à renforcer l’ancrage territorial de la coalition et à structurer davantage l’appareil politique.
Construire une machine électorale dès maintenant
Officiellement, cette démarche s’inscrit dans la continuité de la dynamique victorieuse de la présidentielle de 2024. Toutefois, difficile d’ignorer sa portée stratégique à long terme.
En réalité, le chef de l’État semble poser les bases d’une future campagne, en mettant en place une organisation capable de mobiliser efficacement l’électorat à l’horizon 2029.
Sonko en embuscade
Pendant ce temps, Ousmane Sonko pourrait bénéficier d’un contexte législatif favorable. La réforme envisagée du Code électoral pourrait lever les obstacles juridiques qui pèsent sur son éligibilité.
Si ce scénario se confirme, il redeviendrait un candidat potentiel de premier plan, capable de peser lourdement dans la prochaine élection présidentielle.
Un face-à-face encore incertain mais plausible
Pour l’heure, aucune candidature officielle n’est déclarée. Mais les signaux politiques laissent entrevoir une possible recomposition du paysage électoral autour de ces deux figures.
Entre consolidation du pouvoir et préparation en coulisses, tout indique que la bataille de 2029 pourrait se jouer bien avant l’échéance, dans un contexte où alliances, réformes et stratégies pèseront autant que les urnes.
