Le Comité national de Gestion des Inondations (CNGI) a tenu une importante réunion consacrée à la préparation de l’hivernage 2026. La rencontre a été présidée par Cheikh Tidiane Dieye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Autour de la table, plusieurs acteurs étaient mobilisés : les services techniques, les autorités administratives, les collectivités territoriales, les partenaires institutionnels ainsi que les organisations engagées dans la gestion des risques.

L’objectif était clair : mieux anticiper les inondations avant l’arrivée des pluies et renforcer la capacité de réponse sur l’ensemble du territoire.

Trois priorités clairement définies

Lors des échanges, trois axes majeurs ont été retenus. D’abord, l’anticipation des risques afin de prévenir les situations critiques. Ensuite, la coordination entre les différents acteurs pour garantir une intervention rapide et efficace. Enfin, la mise en œuvre d’actions préventives et structurantes pour limiter durablement les dégâts.

Dans un contexte marqué par la recrudescence des événements climatiques extrêmes, cette stratégie devient indispensable. En effet, les épisodes pluviométriques sont de plus en plus imprévisibles et les risques d’inondation augmentent chaque année.

Des mesures concrètes pour renforcer le dispositif

Ainsi, plusieurs actions seront engagées pour améliorer le dispositif national. Il s’agit notamment de renforcer les outils de prévision et d’alerte, de prépositionner les équipements dans les zones vulnérables et d’intensifier le curage des réseaux d’assainissement.

Par ailleurs, la surveillance des ouvrages hydrauliques sera renforcée afin de prévenir tout incident majeur. De plus, le recours aux outils numériques pour le suivi des interventions sera davantage développé pour assurer une meilleure réactivité sur le terrain.

Ces mesures visent à réduire les impacts des fortes pluies dès les premières alertes.

Une attention particulière aux zones vulnérables

En parallèle, les actions structurantes déjà engagées dans plusieurs localités seront poursuivies et consolidées. Les collectivités territoriales ainsi que les services techniques déconcentrés joueront un rôle encore plus important dans cette dynamique.

Des mesures conservatoires seront également mises en place pour protéger les zones les plus exposées. L’objectif est de limiter les dégâts matériels, mais aussi de sécuriser les populations les plus vulnérables.

Le dispositif « Allô Inondation 200 450 » renforcé

Le gouvernement entend aussi améliorer les outils d’alerte destinés aux citoyens. La plateforme numérique de suivi sera renforcée, tout comme le centre d’appel « Allô Inondation 200 450 ».

En outre, ces dispositifs seront davantage vulgarisés auprès des populations afin de faciliter les signalements rapides et d’assurer une meilleure prise en charge des urgences.

Cette proximité avec les citoyens reste essentielle pour améliorer l’efficacité de la réponse en période d’hivernage.

Une stratégie basée sur l’anticipation et la prévention

À travers cette approche globale, l’État veut installer une gestion durable du risque d’inondation. La stratégie repose sur l’anticipation, la réactivité et la synergie entre tous les acteurs concernés.

Ainsi, le gouvernement ambitionne de réduire durablement l’impact des inondations liées aux changements climatiques au Sénégal.

L’enjeu reste majeur : protéger les populations, préserver les infrastructures et renforcer la résilience des territoires face aux aléas climatiques.

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