Interrogé par L’Observateur, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, défend fermement l’institution présidentielle face aux critiques virulentes visant Bassirou Diomaye Faye. Il dénonce une dérive du débat politique et appelle à davantage de responsabilité.
Une défense assumée de l’institution présidentielle
D’emblée, Abdourahmane Diouf se positionne en défenseur résolu de la fonction présidentielle. Leader du parti Awalé et membre de la coalition « Diomaye Président », il rejette vigoureusement les attaques personnelles dirigées contre le chef de l’État. Ainsi, il adopte un ton ferme pour rappeler les exigences de respect liées à l’institution.
Des attaques jugées contre-productives
Dans la foulée, le ministre critique une stratégie politique fondée sur l’invective. Selon lui, ces attaques se retournent contre leurs auteurs :
« Ceux qui insultent le Président ne l’atteignent pas : ils s’insultent eux-mêmes. Ceux qui tentent de l’humilier ne l’humilient pas : ils s’humilient eux-mêmes », affirme-t-il avec insistance.
Par conséquent, il déplore un manque d’urbanité et de sens républicain dans certaines prises de parole publiques.
Une dérive au-delà du débat politique
Par ailleurs, Abdourahmane Diouf estime que ces comportements dépassent le cadre normal du débat démocratique. À ses yeux, ils traduisent une forme d’irresponsabilité préoccupante. En effet, il regrette que certains acteurs « livrent en pâture un pays qu’ils disent aimer », contribuant ainsi à ternir son image sur la scène internationale.
Un appel implicite au retour à la responsabilité
Enfin, le ministre relativise l’idée d’une « fin de récréation », qu’il juge inappropriée. Selon lui, « il n’aurait jamais dû y avoir de récréation ». Toutefois, il reste optimiste quant à l’évolution de la situation. Il affirme que les excès actuels finiront par disparaître d’eux-mêmes :
« Les outrances cesseront par la propre déchéance de leurs auteurs. Et la République survivra », conclut-il.

