Des députés non-inscrits ont annoncé, dans un communiqué daté du 3 mai 2026, qu’ils ne déposeront aucun recours après l’adoption de la proposition de loi modifiant les articles L29 et L30 du Code électoral, portée par des élus du groupe parlementaire PASTEF.
Une loi jugée « politiquement suspecte »
Les signataires estiment que « la loi, en particulier en matière électorale, ne saurait être instrumentalisée à des fins de conjoncture politique ». Ils défendent un cadre juridique stable, garant de la sécurité juridique, de l’égalité entre les citoyens et de la prévisibilité du droit.
Selon eux, le texte adopté apparaît « politiquement suspect et juridiquement fragile ».
Un passage en force dénoncé
Les députés affirment que l’opposition parlementaire a rempli son rôle en alertant et en proposant des alternatives. Ils regrettent toutefois que la majorité ait opté pour un « passage en force », assumant seule « la responsabilité politique et historique » de la loi.
Une attente tournée vers l’exécutif
Prenant acte de l’annonce du président Bassirou Diomaye Faye sur une future réforme du Code électoral, ils dénoncent une « cacophonie institutionnelle ».
Ils estiment que la responsabilité finale revient au chef de l’État, tant pour la promulgation que pour une réforme globale. Ils disent attendre un projet « inclusif, consensuel et conforme aux standards démocratiques ».
Des critiques contre le groupe PASTEF
Les députés non-inscrits accusent le groupe PASTEF de privilégier des logiques politiques internes et des visées électoralistes, plutôt que la construction d’un cadre juridique crédible.
Ils réaffirment leur attachement à « une République fondée sur le droit, la justice et le respect des règles communes ».
Les signataires
Le communiqué est signé notamment par :
- Amadou Ba
- Rokhaya Camara
- Anta Babacar Ngom Diack
- Adama Diallo
- Mbaye Dione
- Nafi Kane
- Birima Mangara
- Moussa Sarr
- Thierno Alassane Sall
- Tahirou Sarr
Ces derniers disent rester vigilants quant aux prochaines réformes annoncées.
