La Cour pénale spéciale de Bangui a ouvert, ce mardi 16 juin 2026, le procès par contumace de l’ancien président centrafricain François Bozizé. Exilé en Guinée-Bissau depuis 2023, l’ex-chef de l’État répond d’accusations portant sur de présumés crimes contre l’humanité commis durant son régime.
Un procès historique à Bangui
La Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui a entamé l’examen du dossier visant l’ancien président centrafricain François Bozizé.
Les juges le poursuivent pour des crimes contre l’humanité présumés. Les charges évoquées comprennent notamment des meurtres, des actes de torture, des disparitions forcées ainsi que des violences sexuelles.
Installé en Guinée-Bissau depuis 2023, l’ancien chef de l’État est jugé par contumace.
Trois anciens responsables militaires également poursuivis
Par ailleurs, trois anciens responsables militaires du régime Bozizé comparaissent dans cette même procédure.
L’affaire porte sur des exactions présumées commises dans des centres de détention situés à Bossembélé, une localité de la République centrafricaine.
Les magistrats examinent les responsabilités éventuelles des différents accusés dans les violations des droits humains reprochées.
Une juridiction soutenue par les Nations Unies
Les audiences se déroulent devant la Cour pénale spéciale, une juridiction hybride associant magistrats nationaux et internationaux.
Cette institution bénéficie du soutien des Nations Unies dans sa mission de lutte contre l’impunité pour les crimes les plus graves commis en République centrafricaine.
Les débats et les investigations visent à établir les faits et à déterminer les responsabilités individuelles des personnes poursuivies.
Une nouvelle procédure après une première condamnation
Ce procès intervient dans un contexte judiciaire déjà lourd pour François Bozizé.
En 2022, l’ancien président avait été condamné à la prison à perpétuité pour complot, rébellion et meurtre.
Aujourd’hui, cette nouvelle procédure est présentée comme une étape importante dans la quête de justice pour les victimes des différents conflits qui ont marqué la République centrafricaine.
Les autorités judiciaires espèrent ainsi renforcer la lutte contre l’impunité et contribuer à la réconciliation nationale à travers la manifestation de la vérité.

