La Fédération sénégalaise de lutte (FSL) renforce son dispositif disciplinaire pour lutter contre les affaires liées aux stupéfiants. Dans une circulaire adressée aux présidents de ligues, aux lutteurs, aux entraîneurs et à l’ensemble des licenciés, l’instance annonce de nouvelles mesures destinées à préserver l’image et les valeurs de la discipline.
Une réponse à la multiplication des affaires
La FSL se dit vivement préoccupée par la recrudescence des cas impliquant des acteurs de la lutte dans des dossiers de détention, de consommation ou de trafic de drogues. Selon elle, les nombreuses interpellations et procédures judiciaires enregistrées ces derniers mois portent atteinte à la crédibilité de la lutte sénégalaise et compromettent les valeurs éducatives, citoyennes et sportives qu’elle défend. Face à cette situation, la Fédération affirme sa volonté d’adopter une politique de tolérance zéro.
Suspension immédiate dès l’ouverture d’une procédure
Désormais, tout lutteur ou licencié faisant l’objet d’une arrestation ou d’une procédure judiciaire pour des faits présumés de détention, d’usage, de trafic, de cession, de complicité ou de toute autre infraction liée aux stupéfiants sera automatiquement suspendu à titre conservatoire.Cette mesure restera en vigueur durant toute la procédure judiciaire.
Cinq ans de suspension en cas de condamnation
La Fédération précise qu’une condamnation définitive entraînera une suspension ferme de cinq ans de toute activité organisée ou reconnue par la FSL. Cette sanction disciplinaire s’ajoutera aux éventuelles peines prononcées par les juridictions compétentes conformément aux lois en vigueur.
À travers cette décision, la Fédération sénégalaise de lutte entend protéger l’intégrité morale de la discipline, préserver sa crédibilité auprès du public et adresser un signal fort à tous les acteurs du milieu. L’instance réaffirme ainsi sa détermination à combattre tout comportement susceptible de ternir l’image de la lutte sénégalaise.
