Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a promulgué, mardi, une réforme constitutionnelle qui prolonge son mandat de deux années, jusqu’en 2030. Le texte, qui supprime également l’élection présidentielle au suffrage universel direct, suscite une vive controverse et de fortes critiques de l’opposition.
Une réforme désormais en vigueur
Le président Emmerson Mnangagwa a officiellement promulgué, mardi, la réforme constitutionnelle adoptée par les institutions zimbabwéennes. Cette révision de la Loi fondamentale prolonge son mandat de deux ans, le portant jusqu’en 2030.
Nick Mangwana, haut responsable du ministère de l’Information, a confirmé l’entrée en vigueur du texte dans un message publié sur X.
« Signé, scellé et promulgué : c’est désormais la loi », a-t-il écrit en relayant l’acte juridique.
Une disposition vivement contestée
Au-delà de l’extension du mandat présidentiel, la réforme supprime l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct.
Cette disposition provoque une vive réaction de l’opposition, qui dénonce un recul démocratique et conteste les changements introduits par cette révision constitutionnelle.

