Le professeur de droit pénal à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Ousseynou Samba, estime qu’aucun obstacle juridique n’empêche l’ancien président Macky Sall de rentrer au Sénégal. Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’universitaire affirme qu’aucune procédure judiciaire ne justifie d’éventuelles poursuites contre l’ancien chef de l’État.
« Aucun risque judiciaire » pour l’ancien président
Selon le Pr Ousseynou Samba, Macky Sall peut regagner le Sénégal sans craindre d’être interpellé ou poursuivi.
« Sur le plan judiciaire, Macky Sall peut revenir sans être inquiété. Il n’y a aucune pression qui pèse sur lui », déclare le constitutionnaliste.
Le juriste estime qu’aucune infraction suffisamment caractérisée ne permet aujourd’hui d’engager des poursuites contre l’ancien président.
Les accusations de crimes contre l’humanité rejetées
Le professeur de droit pénal écarte également les appels réclamant une mise en accusation de Macky Sall pour crimes contre l’humanité.
Il juge cette hypothèse dépourvue de fondement juridique et la qualifie de « ridicule ».
La loi d’amnistie évoquée
S’agissant des événements survenus entre 2021 et 2023, le Pr Ousseynou Samba rappelle que ces faits sont, selon son analyse, couverts par la loi d’amnistie adoptée par le Sénégal.
À ses yeux, cette législation constitue un élément déterminant dans l’appréciation de toute éventuelle responsabilité pénale liée à cette période.
Des critiques attribuées à une stratégie politique
L’universitaire relativise enfin les manifestations hostiles visant l’ancien président. Il estime qu’elles relèvent davantage d’une dynamique politique que d’une démarche fondée sur des considérations juridiques.
Il les attribue notamment à des « campagnes organisées par Pastef ».
En conclusion, le Pr Ousseynou Samba réaffirme sa position en estimant que d’éventuelles poursuites ne reposeraient sur aucun fondement solide.
« S’ils inventent, les juges leur feront comprendre que c’est ridicule », affirme-t-il.
Ces déclarations reflètent l’analyse juridique du Pr Ousseynou Samba. Elles ne préjugent pas d’éventuelles décisions qui pourraient être prises par les autorités judiciaires compétentes.
