Les tensions continuent de monter entre les États-Unis et l’Iran. Au quatrième jour des frappes américaines, l’armée iranienne a annoncé, mercredi 15 juillet, la mort de sept militaires dans une attaque menée contre une caserne près d’Iranshahr, dans le sud-est du pays. Dans le même temps, Washington a frappé de nouvelles cibles à Bouchehr, tandis que Téhéran a intensifié ses représailles contre plusieurs positions américaines dans le Golfe.

Les États-Unis multiplient les frappes

Selon l’armée iranienne, les forces américaines ont tiré 13 missiles sur une caserne située près d’Iranshahr, faisant sept morts dans les rangs militaires. Par ailleurs, la ville portuaire de Bouchehr, qui abrite l’unique centrale nucléaire iranienne, a également été visée par de nouvelles frappes. D’après l’agence officielle Irna, ces bombardements n’ont fait aucune victime.

L’Iran riposte dans le Golfe

En réaction, les Gardiens de la Révolution ont lancé la huitième phase de l’opération « Saeqeh ». Téhéran affirme avoir ciblé plusieurs installations militaires américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie. Les autorités iraniennes revendiquent notamment des frappes contre des dépôts de carburant, des entrepôts logistiques ainsi qu’un centre de commandement de la Cinquième flotte américaine basée à Bahreïn.

Les Gardiens de la Révolution ont également averti que le détroit d’Ormuz resterait fermé « jusqu’à la fin des agressions américaines », une menace qui fait craindre de nouvelles perturbations sur les marchés énergétiques mondiaux.

Bahreïn et la Jordanie annoncent des interceptions

Les pays voisins affirment avoir déjoué plusieurs attaques. Bahreïn indique que ses systèmes de défense aérienne ont intercepté et détruit plusieurs projectiles iraniens visant son territoire.

De son côté, l’armée jordanienne annonce avoir abattu trois missiles balistiques lancés en direction d’une base utilisée par les forces américaines. Téhéran affirme toutefois avoir frappé avec succès la base d’Al-Azraq à l’aide de drones explosifs.

Donald Trump laisse la porte ouverte au dialogue

Malgré cette nouvelle escalade, le président américain Donald Trump estime qu’un accord avec l’Iran reste « possible ». Téhéran accuse toutefois Washington d’avoir compromis le protocole d’accord destiné à mettre fin au conflit, en rétablissant notamment le blocus des ports iraniens.

Parallèlement, les premiers pourparlers entre Israël et le Liban se sont ouverts à Rome. À cette occasion, l’État hébreu s’est déclaré prêt à retirer ses troupes de deux zones du sud du Liban au profit de l’armée libanaise.

Un soldat israélien condamné pour espionnage

Dans un autre développement, l’armée israélienne a annoncé la condamnation à cinq ans de prison d’un soldat reconnu coupable d’avoir transmis à un agent iranien des vidéos montrant des interceptions de missiles durant la guerre de douze jours entre Israël et l’Iran en 2025. Selon les autorités militaires, le soldat avait reçu une rémunération en échange de ces informations.

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