Le bilan prénuptial gagne du terrain au Sénégal
Le mariage occupe une place centrale dans la société sénégalaise.
Les enjeux sanitaires renforcent désormais l’intérêt du bilan prénuptial.
Longtemps négligée, cette démarche s’impose progressivement comme un outil de prévention.
Elle protège les futurs époux et leurs enfants.
Les récentes affaires de transmission volontaire du VIH ont relancé le débat.
Des conjoints de personnes poursuivies ont dû réaliser des tests de dépistage.
Le bilan prénuptial ne se limite pourtant pas au VIH.
Il permet aussi de détecter l’hépatite B et certaines maladies héréditaires.
Les médecins recommandent un ensemble d’examens
Le Dr Babacar Ndiaye rappelle qu’il ne s’agit pas d’un simple test.
Le bilan regroupe plusieurs examens cliniques et biologiques.
Les médecins recherchent principalement les maladies infectieuses et génétiques.
Ils dépistent notamment le VIH, l’hépatite B, l’hépatite C et la syphilis.
Ils recherchent aussi des anomalies héréditaires comme la drépanocytose.
L’hépatite B demeure un enjeu majeur
Le Sénégal figure parmi les pays fortement touchés par l’hépatite B.
Environ une personne sur dix porte le virus de manière chronique.
Le dépistage permet de protéger le partenaire grâce à la vaccination.
Il facilite également une prise en charge rapide.
Les médecins recommandent aussi le dépistage du VIH.
Ils rappellent que certaines régions présentent des taux plus élevés.
La drépanocytose nécessite un conseil génétique
La drépanocytose reste fréquente en Afrique de l’Ouest.
Cette maladie résulte d’une anomalie héréditaire de l’hémoglobine.
Deux parents porteurs du gène AS risquent d’avoir un enfant atteint.
Le risque atteint 25 % pour la forme grave.
Le Dr Babacar Ndiaye souligne toutefois un point essentiel.
Le risque génétique n’interdit jamais le mariage.
Le bilan permet surtout d’informer le couple.
Les médecins proposent ensuite un conseil génétique adapté.
Le dépistage du VIH facilite la prévention
Le Dr Fatima Ly insiste sur l’importance du dépistage.
Le Sénégal propose des tests gratuits, anonymes et accessibles.
Les professionnels communiquent les résultats en quinze minutes.
Ils accompagnent également les couples avant et après le test.
Les traitements changent le pronostic
Les médecins distinguent trois résultats possibles.
Le test peut être négatif, positif ou indéterminé.
Les équipes médicales accompagnent immédiatement les personnes séropositives.
Les traitements réduisent rapidement la charge virale.
Une personne présentant une charge virale indétectable ne transmet plus le VIH.
Les couples sérodiscordants peuvent ainsi mener une vie familiale normale.
Les traitements limitent aussi fortement la transmission mère-enfant.
Le bilan repose sur une démarche volontaire
Le Sénégal n’impose pas le bilan prénuptial.
Les professionnels le recommandent toutefois vivement.
Ils constatent une évolution positive des mentalités.
De plus en plus de couples sollicitent cette consultation.
Les autorités religieuses soutiennent cette démarche
Les responsables religieux encouragent le bilan prénuptial.
L’imam Ahmadou Mactar Kanté estime que cette pratique protège les futurs époux.
Il considère que dissimuler une maladie grave constitue une tromperie.
Il rappelle néanmoins que les futurs conjoints gardent leur liberté de décision.
L’abbé Alphonse Diogoye Diouf partage cette approche.
Il présente le bilan comme un acte de responsabilité.
L’Église privilégie l’accompagnement, la confidentialité et le respect de la dignité humaine.
Informer pour mieux protéger
Le bilan prénuptial poursuit un objectif de prévention.
Il permet aux futurs époux de prendre une décision éclairée.
Les spécialistes appellent à briser les tabous.
Ils souhaitent renforcer la sensibilisation et faciliter l’accès aux examens.
Pour eux, protéger son partenaire constitue aussi une preuve d’amour.
