Le Grand Magal confirme son poids dans l’économie nationale

Le porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, a mis en avant l’importante contribution du Grand Magal de Touba à l’économie nationale. En s’appuyant sur une étude réalisée par des enseignants-chercheurs et des experts, il estime les dépenses générées par l’édition 2026 à près de 630 milliards de francs CFA.

À cette occasion, il a également appelé les autorités et les différents acteurs concernés à mieux valoriser ce potentiel économique.

Une étude fondée sur des hypothèses prudentes

En effet, des professeurs des universités de Bambey, de Dakar et de Touba ont conduit cette étude en collaboration avec plusieurs experts.

Selon Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, les chercheurs ont volontairement revu certaines estimations à la baisse afin de produire une évaluation plus prudente et plus réaliste.

Ainsi, « ce qui était estimé à 300 000 francs CFA a été ramené à 200 000 francs CFA, et ce qui était évalué à 200 000 francs CFA a été réduit à 100 000 francs CFA », a-t-il expliqué.

Malgré cette approche conservatrice, certaines projections estiment néanmoins que les retombées économiques du Magal pourraient atteindre 1 000 milliards de francs CFA.

Une progression spectaculaire en un an

Par ailleurs, le porte-parole a rappelé que l’édition 2025 du Grand Magal avait déjà injecté environ 250 milliards de francs CFA dans l’économie nationale, selon une précédente étude.

Dès lors, la forte progression enregistrée en 2026 illustre, selon lui, l’importance grandissante de ce rassemblement religieux, aussi bien sur le plan économique que social.

Un appel à une vision stratégique pour Touba

Au-delà des chiffres, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a plaidé pour une meilleure anticipation des défis liés à l’organisation du Grand Magal.

À cet effet, il invite les autorités à élaborer une stratégie à long terme afin d’améliorer les capacités d’accueil de Touba et de mieux exploiter les retombées économiques de cet événement.

« Il faudrait véritablement penser à l’organisation et réfléchir, d’ici dix ans, à la manière dont la ville pourrait accueillir tout ce monde. Il est important d’accorder davantage d’importance à ce rendez-vous du Magal », a-t-il déclaré.

En définitive, le porte-parole du khalife général des mourides estime que le Grand Magal constitue non seulement un événement religieux majeur, mais également un puissant levier de développement économique qui mérite une planification durable.

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