Les hydrocarbures ont rapporté 37,5 milliards de francs CFA à l’État du Sénégal au premier semestre 2025. Selon le rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), les recettes du secteur extractif ont atteint 303,02 milliards de francs CFA sur la même période, confirmant la montée en puissance de l’activité pétrolière et gazière.
Plus de 303 milliards FCFA générés par le secteur extractif
Au premier semestre 2025, le secteur extractif sénégalais a généré 303,02 milliards de francs CFA de recettes. Sur ce montant, 293,24 milliards ont alimenté le budget de l’État, précise le rapport de l’ITIE.
Dans le détail, les hydrocarbures ont contribué à hauteur de 37,5 milliards de francs CFA. Par ailleurs, les revenus pétroliers ont fortement progressé par rapport au premier semestre 2024.
En effet, ils sont passés de 43,54 milliards à 75,86 milliards de francs CFA, soit une hausse de 74,22 %.
PETROSEN et Kosmos portent la hausse
Cette progression s’explique principalement par la contribution de PETROSEN et l’augmentation des paiements effectués par Kosmos.
À lui seul, PETROSEN a contribué à hauteur de 37,84 milliards de francs CFA, soit 49,89 % des revenus pétroliers enregistrés sur la période. De son côté, Kosmos a également fortement augmenté ses paiements.
En revanche, Woodside et BP Sénégal ont enregistré des baisses respectives de 12,15 % et 27,04 %. Ces variations traduisent notamment les évolutions opérationnelles qui ont affecté leurs paiements au cours de la période.
Des remboursements spécifiques pris en compte
Par ailleurs, les montants comptabilisés ont reçu la validation de la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor. Ils intègrent également certains remboursements spécifiques.
Le rapport cite notamment les remboursements effectués par Fortesa à la suite de l’incident survenu au puits Sadiaratou-2 (SA2).
Dans le même temps, la montée en puissance des champs de Sangomar et de Grand Tortue/Ahmeyim (GTA) a favorisé l’augmentation des volumes d’hydrocarbures commercialisés pour le compte de l’État.
Sangomar accélère sa contribution aux revenus
Concernant le champ de Sangomar, PETROSEN n’a commencé à encaisser effectivement les flux qu’en février 2025. Le rapport explique ce décalage par des contraintes liées à l’ouverture de comptes en devises.
Le projet a néanmoins pris une place importante dans la production pétrolière du Sénégal. Selon le rapport annuel de Woodside, l’opérateur australien a généré 1,9 milliard de dollars de revenus et 1,7 milliard de dollars d’Ebitda sur l’ensemble de l’année 2025. La production du champ s’est, quant à elle, établie autour de 100 000 barils par jour.
Le secteur minier reste le principal contributeur
Malgré la progression des hydrocarbures, le secteur minier demeure le principal pourvoyeur de recettes extractives au Sénégal.
Il a généré 217,37 milliards de francs CFA, soit 74,1 % des recettes du secteur extractif sur la période. L’or représente à lui seul 61,03 % de cette contribution, porté notamment par des cours internationaux élevés.
Les exportations d’or ont atteint 348,87 milliards de francs CFA en 2025, confirmant le poids toujours dominant du métal précieux dans les performances du secteur extractif sénégalais.
Le rapport bientôt remis au chef de l’État
Enfin, le rapport de l’ITIE, consulté par Senegaldirect, doit être remis ce vendredi au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, par Thialy Faye.
Ce document devrait ainsi permettre de mieux mesurer la contribution des ressources extractives aux finances publiques et de suivre l’évolution des revenus générés par les secteurs pétrolier, gazier et minier.

